11/06/2026
Ayant beaucoup apprécié les deux romans qui m’ont permis de découvrir la plume d’Etienne Kern, « Les envolés » et « La vie meilleure », j’étais impatiente de découvrir cet essai, co-écrit avec son épouse Anne Boquel. Cette lecture fut un véritable petit régal!
Même si notre époque est si prompte à juger, à critiquer, à classer, amplement aidée en cela par les réseaux sociaux, nous sommes tous bien conscients que la détestation, la jalousie, et la perfidie sont sans doute aussi anciennes que l’humanité. Si elles ne sont certes pas ce que l’Homme est parvenu à inventer de plus glorieux, elles revêtent dans ce texte un aspect délicieux. En effet, il suffit de songer à la personnalité et au talent des personnages qui sont évoqués, pour comprendre que les anecdotes, les déclarations, les articles dont nous parlent les auteurs, sont enrobés d’une richesse de vocabulaire et enrichis par une langue qui en font de véritables petits bijoux de réthorique. La lecture nous réserve de superbes tirades blessantes, voire violentes, s’affichant sans aucun enrobage ou adroitement maquillées sous un vocabulaire exquis.
Ce livre m’a parfois surprise, souvent confortée dans l’idée que le monde des lettres peut être une jungle et, bien évidemment, il m’a beaucoup fait rire!
Je remercie Etienne Kern et Anne Boquel pour ce beau moment de culture et de divertissement.