15/12/2024
*Gabon, des "Gabonais normaux" s'adressent au CTRI*
Aujourd'hui, 10 décembre 2024 le Gabon à l'instar des pays du monde entier célèbre la journée internationale des droits de l'homme.
Sous le thème:" Nos droits, notre avenir, maintenant"
En effet, notre pays est supposé être engagé dans le respect des droits de l'homme.
Monsieur le Président de la Transition, Président de la République, chef de l'Etat, Général de brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, vous avez confirmé l'engagement du Gabon le 31 décembre 2023 à l'occasion du nouvel an en vous exprimant en ces termes: < J'entends faire de la promotion des droits humains un axe majeur de cette transition, je veux œuvrer à construire un Gabon sans distinction de race, de sexe, de nationalité, d'origine ethnique, de langue ou de religion>.
Six (6) mois plus t**d, le 5 juillet 2024 des Gabonais se faisaient expulser de leur terre ancestrale qu'ils occupent depuis près de 200 ans grâce à une décision de justice certainement arbitraire obtenue par un individu qui affirme ne pas avoir de lien de parenté avec ladite famille.
Plusieurs familles (y compris des locataires ) jetées à la rue du jour au lendemain sans préavis ni sommation. Nous avons même vu des sous-vêtements exposés dans la rue car certaines chambres ont été vidées en l'absence de leur propriétaire avec la mention de ne laisser aucune affaire dans la cour
Tout dans la rue ont-ils dit !
Monsieur le Président de la République, devant de tels abus et violation des droits humains subis par le peuple gabonais, il convient pour nous Gabonais normaux de nous demander si la justice de notre pays défend réellement les droits humains en s'attaquant aux injustices Ou accompagne-t-elle les bourreaux dans la marginalisation de la population et la spoliation de leur terre ???
Car, force est de constater que dans notre pays le Gabon les cas de marginalisation de la population et de spoliation de leur terre par des individus fortunés "aux bonnes relations" deviennent légion! Nous n'en pouvons plus ...
Sachant que les droits humains sont censés nous protéger contre les abus, les violations et autres préjudices afin que chacun puisse vivre dans la dignité et le respect, il convient pour nous Gabonais normaux, en ce jour de célébration des droits de l'homme d'inciter nos chers dirigeants du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions à œuvrer en faveur de l'Égalité, de la Justice, de la Paix et du Respect de tous nos droits humains.
De l'expulsion de notre terre ancestrale, avec destruction de nos biens meubles et immeubles à ce jour il s'est écoulé cinq (5) mois.
Cinq (5) Mois durant lesquels bien que jetés dans la rue nous avons continué de respecter la loi, de présenter aux autorités judiciaires les preuves, les faits probants, et les déductions logiques qui prouvent que les descendants D' ANGUILET Charlotte et Antoine NDIAYE sont les véritables propriétaires du terrain sur lequel ils vivent depuis près de Deux (II) Siècles soit 200 ans et non ce monsieur qui reconnaît ne pas avoir de lien de parenté avec eux.
Il s'agit pour nous Gabonais normaux, avec beaucoup d'humilité de vous réclamer à vous, très chers autorités du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions CTRI Justice , Respect des droits de l'homme et Restauration de notre dignité.