06/01/2026
Franchement, je finis par me dire que certains n’en ont absolument rien à faire de l’occupation, ni de nos réalités.
J’ai entendu quelque part que la vie est une succession d’étapes et de problèmes à résoudre. Tant que tu ne règles pas un problème, tu ne peux pas passer au niveau supérieur. Si, après des années, tu fais toujours face au même problème, c’est que tu n’avances pas.
Et c’est exactement ce qui se passe au Gabon.
Cela fait déjà trois ans que nous subissons des coupures d’électricité intempestives, et rien ne change. Trois ans, c’est énorme. On n’arrive pas à résoudre ce problème de base.
Qu’on le veuille ou non, sous l’ancien régime, malgré tous ses défauts et les détournements que l’on connaît, les coupures étaient beaucoup moins fréquentes. On ne peut pas se mentir là-dessus. Si le problème était réellement pris au sérieux aujourd’hui, il y a longtemps qu’on ne vivrait plus ça.
Le plus dur, c’est pour nous, les créatifs.
Nous qui travaillons sur ordinateur.
Nous qui dépendons d’internet.
Nous qui n’avons pas tous des ordinateurs portables, des boxe wifi sans fil ou des groupes électrogènes.
Quand le courant s’en va, tout s’arrête. On stoppe net. Et quand il revient, l’énergie n’est plus la même, l’inspiration baisse. Mais pendant ce temps, les clients, eux, restent exigeants. Ils demandent pourquoi le travail n’a pas été livré à temps. Et comment expliquer que c’est encore une coupure ?
Honnêtement, à force, on a l’impression que l’Etat, le gouvernement, la SEEG n’en ont rien à fo**re.
Et ça, c’est épuisant.