24/04/2026
Cette semaine c'est notre stagiaire Marie-Camille qui vous présente ses coups de cœur !
J’ai toujours rêvé d’être un fermier de Jean Harambat chez
Ou l’ode au temps retrouvé. Les planches de Jean Harambat nous partagent l’harmonie des
couleurs naturellement chaleureuses du sud et la sagesse antique des philosophes dans le
récit personnel d’une reconstruction. Celle d’un corps de ferme gascon, à côté duquel
l’enfance de l’auteur a puisé sa source, et celle d’un vrai lieu à soi, où la sérénité de
l’environnement permet l’apprentissage, à nouveau, de chaque geste, de chaque partie de
l’outil, de ce qui est essentiel pour faire, ou refaire, dans le cycle paisible des saisons.
Pardonner à nos mères de aux éditions
Ce n’est pas un hasard si l’on est happé d’emblée par son titre. Dans cet ouvrage essentiel
mêlant récit personnel, témoignages externes et théories féministes, Claire Richard explore
une question trop longtemps mise à part, celle du lien qu’on entretient à nos mères, de la
transmission patriarcale qui s’y joue, et des conséquences qui s’inscrivent à vif dans nos
chairs. Redonner une place aux outils que nos mères ont eu à leur disposition, ou au
contraire n’ont pas eu la chance d’avoir ou de se servir pour braver la domination. Voilà ce
que l’autrice propose de mettre au jour, récupérant des filons oubliés dans la lutte.
Levure aux
A travers une palette de couleurs singulières, virant du rouge sang au bleu nuit, Juliette
Hayer parvient à soulever une problématique sociale majeure : le management toxique. Job
alimentaire ou non, cette levure qui gonfle en nous lorsqu’on est soumis à trop pression
atteint tous les postes de travail. Dès lors, reste à savoir si Charlotte se laissera pour de bon
tomber dans le gouffre de cette petite boulangerie de gare dont une mystérieuse tragédie hante encore les murs…