17/03/2026
COUP DE GU**LE
Ah, quel plaisir de voir son travail recyclé sur Temu, AliExpress et consorts. Vraiment, c’est flatteur.
Quel honneur d’être assez bon pour être copié… mais pas assez rentable pour en vivre.
Le concept est simple : pendant que certains passent des heures — des jours — à créer, d’autres font un clic droit, “enregistrer sous”, et encaissent. Productivité maximale, éthique minimale. Pourquoi s’embarrasser de talent quand le pillage est si rentable ?
Les droits d’auteur ? Une blague. Une vieille relique pour naïfs. Le respect du travail créatif ? Un détail. Ici, on industrialise le vol avec une efficacité qui forcerait presque l’admiration, si ce n’était pas aussi lamentable.
Et évidemment, tout ça fonctionne. Parce qu’en face, il y a toujours quelqu’un pour se dire : “C’est moins cher, donc c’est mieux.” Peu importe d’où ça vient, peu importe qui ça écrase au passage. Tant que le panier est validé.
Résultat : les créateurs s’usent, les voleurs prospèrent, et le système applaudit. Logique impeccable.
Alors oui, continuons. Continuons à encourager ce grand supermarché du plagiat. Continuons à transformer la création en simple matière première gratuite pour plateformes sans visage.
Et après, on s’étonnera que plus personne ne crée. Que tout se ressemble. Que tout sonne creux.
Mais bon, au moins, ce ne sera pas cher.
Personnellement ?
J’en ai marre de jouer selon des règles que personne ne respecte.
Marre d’être le dindon d’une farce mondialisée.
Marre de voir que l’honnêteté est devenue un handicap concurrentiel.
Mais rassurez-vous : tout va bien.
Le pillage, lui, se porte à merveille.