19/05/2026
🔬 ICP-OES, ICP-MS : remettons un peu de clarté.
Ces dernières semaines, nous avons vu passer plusieurs raccourcis et affirmations simplifiées autour des technologies ICP utilisées en aquariophilie marine par les laboratoires Européens et maintenant le notre.
L’une d’elles revient souvent : “l’ICP-MS est plus sensible, donc l’ICP-OES est dépassée”.
En réalité, c’est beaucoup plus nuancé.
Chaque technologie a ses points forts, ses limites et son domaine d’utilisation idéal. L’ICP-MS est une technologie très performante pour certains éléments présents à l’état d’ultra-traces. Elle permet de descendre très bas sur certains métaux ou contaminants, encore fait-il avoir le besoin ou non de connaitre ces concentrations pour le bien être d'un aquarium, mais c'est un autre débat.
Mais l’analyse complète d’une eau de mer récifale ne se résume pas uniquement à la sensibilité maximale d’un instrument.
L’eau de mer est une matrice complexe, très chargée en sels, avec des éléments présents à des concentrations très différentes. Certains sont en traces, d’autres en quantités beaucoup plus importantes : calcium, magnésium, potassium, strontium, sodium, soufre, bore, silicium, aluminium, zinc, cuivre, manganèse, fer, etc.
Pour ces éléments principaux de l’eau de mer, la priorité n’est pas seulement de mesurer “le plus bas possible”. La priorité est d’obtenir des résultats stables, répétables, cohérents dans le temps et réellement exploitables pour le suivi d’un aquarium.
C’est précisément pour cette raison que nous avons choisi la SPECTROGREEN ICP-OES.
Ce choix n’a pas été fait par facilité, par question de budget, ni pour simplement faire comme les autres laboratoires. Nous l’avons choisi parce que cette technologie est particulièrement adaptée à l’analyse régulière des eaux marines, notamment pour les éléments majeurs, mineurs et de nombreux oligo-éléments.
La SPECTROGREEN est aujourd’hui une référence dans le domaine récifal européen, justement parce qu’elle offre une excellente robustesse sur les matrices salines et une grande stabilité dans le temps.
Et parce qu’une seule technologie ne répond pas toujours parfaitement à tous les paramètres, nous avons également fait le choix d’une approche complémentaire : nous utilisons un analyseur séquentiel par photométrie pour les NO3, PO4, le fluor et l’alcalinité.
Notre objectif n’est pas de participer à une course au “plus sensible”.
Notre objectif est de proposer aux aquariophiles des résultats fiables, clairs, répétables et réellement utiles pour comprendre leur eau et agir avec précision.
Avant l’ouverture de Zoanthus Lab, nous avons travaillé pendant plusieurs semaines sur nos méthodes, réalisé de nombreux tests, comparé nos résultats avec des aquariums récifaux réels et recoupé nos données avec des analyses issues d’autres laboratoires.
Parce qu’une analyse ICP ne doit pas être une simple liste de chiffres.
Elle doit être un outil de suivi, de compréhension et d’action pour votre aquarium.
Nous pensons d’ailleurs que ces technologies ne doivent pas forcément être opposées. ICP-OES, ICP-MS et photométrie peuvent être complémentaires lorsqu’elles sont utilisées pour les bons paramètres et dans le bon contexte. L’ICP-MS a un intérêt évident pour certains éléments présents à l’état d’ultra-traces, l’ICP-OES offre une excellente robustesse pour les éléments majeurs, mineurs et de nombreux oligo-éléments en matrice marine, et la photométrie reste très pertinente pour certains paramètres spécifiques comme les NO3, PO4, le fluor ou l’alcalinité. L’important n’est donc pas de choisir la technologie la plus “marketing”, mais d’utiliser la méthode la plus adaptée à chaque mesure.
L’ICP-OES n’est donc pas obsolète.
C’est une technologie largement utilisée dans de nombreux domaines d’analyse, et qui a toute sa place en aquariophilie récifale. Pour le suivi régulier d’un aquarium marin, elle représente un choix technique cohérent, robuste, stable dans le temps et parfaitement adapté à la réalité des matrices salines. 🐠
Sur ce, bon reef à toutes et à tous !