L'Asiathèque

L'Asiathèque Littératures, essais, récits de voyage, art, érudition et apprentissage des langues du monde.

Aujourd'hui où, plus que jamais, la connaissance des cultures du monde, soutenue par l'apprentissage des langues, est le gage d'une plus grande ouverture à l'autre et d'une meilleure entente entre les peuples de la planète, les éditions L'Asiathèque se fixent pour objectif d'offrir à un large public des ouvrages de référence sur les cultures et les langues du monde, au travers des collections Rout

es de la soie, Espace tibétain, Connaître le Japon, Connaître la Chine, Monde Coréen, Taiwan Fiction, Études formosanes, Liminaires, Langues INALCO, etc. où sont abordés de multiples domaines : littérature, philosophie, spritualités, art, voyages, connaissance approfondie des langues, etc. Les collections ont pour principe de faire découvrir des textes classiques et contemporains d’auteurs remarquables et de rendre accessibles en dehors des cercles universitaires les travaux de chercheurs et d’enseignants de renom. Chaque fois, les textes se fondent sur une expérience directe et authentique et incitent le lecteur à l'ouverture d'esprit et à la réflexion.

boky ~ 𝒍𝒊𝒗𝒓𝒆« La Bible fut le premier livre imprimé en malagasy. Les missionnaires de la London Missionary Society assis...
30/04/2026

boky ~ 𝒍𝒊𝒗𝒓𝒆

« La Bible fut le premier livre imprimé en malagasy. Les missionnaires de la London Missionary Society assistés des “Roa ambin’ny folo lahy”, Douze-Hommes, les premiers lettrés dans le nouvel alphabet, ont élaboré aussi deux dictionnaires ; puis leurs successeurs produisirent une littérature de pasteurs, entre exégèse et leçon de morale. Aujourd’hui encore dans les librairies, aux côtés des livres en français, dominent, en malagasy, les livres à caractère religieux.

La littérature malagasy profane se développe dans des cercles d’auteurs qui se réunissent régulièrement pour partager poésies et nouvelles. Elle se diffuse ainsi en feuilleton ou en brochure-club. Les éditeurs demeurent frileux à cause, d’une part, de l’étroitesse du marché — la majorité des Malagasy vivent avec moins d’un dollar par jour — d’autre part, de la domination du français, langue d’enseignement, fortifiée par une large diffusion francophone.
Petit dernier d’un imprimeur, et asthmatique, j’ai toujours vécu entouré de livres. Il me revient des images de mon père à mon chevet qui me traduisait une bande dessinée, puis de sa tête quand je lui ai dit qu’il n’avait plus besoin de le faire. […]
Malgré tout, il me manquait des livres en malagasy. […] Le souvenir de cet enfant m’a poussé à orienter notre maison d’édition vers les livres bilingues. Avec mon épouse, nous avons partagé il y a quelques années ce point de vue lors d’une formation d’éditeurs à Antananarivo et je suis vraiment ravi de la floraison actuelle de livres bilingues pour la jeunesse.
Une amie m’a révélé récemment un aspect de la lecture — que je n’avais pas envisagé et qui explique pourquoi les livres ne font pas recette sur notre île : c’est une activité qu’on pratique le plus souvent seul. Ce qui va à l’encontre de notre esprit communautaire. Tant qu’il s’agit de lecture dans des cercles, de déclamations autour d’un feu, le succès est immédiat. Mais si vous vous écartez pour lire dans un coin, on s’inquiète, on vient vous demander si tout va bien. »

Extrait de 80 mots de Magagascar, Johary Ravaloson

găinar ~ voleur de poules« Il y a les mots qu’on collectionne, et il y a les noms de famille dont on hérite, ou qu’on ch...
09/04/2026

găinar ~ voleur de poules

« Il y a les mots qu’on collectionne, et il y a les noms de famille dont on hérite, ou qu’on choisit.
Celui de ma femme, par exemple, est perçu comme franchement ridicule en Roumanie. Il désigne un éleveur de poules. Mais pas seulement. Un găinar, c’est aussi un voleur de poules. Un petit délinquant, un minable de l’escroque. Un type qui fait honte à la pègre. Pas un mafieux à la Godfather, non. Plutôt le cousin loser qui pique des œufs pendant la messe juste avant de se faire pincer par le garde champêtre.
Bref, le genre de nom qui vous oblige à développer tres tôt un solide sens de la repartie. Surtout dans la cour de récré.
Et pourtant, quand il a été question pour moi de me marier, et surtout d’écrire, j’ai décidé de l’adopter. Ce nom. Ce găinar. Par amour, évidemment. Mais aussi parce qu’il disait quelque chose de mon lien à ce pays, Il était la preuve vivante que je ne faisais pas que passer.
Sauf que je n’avais pas bien mesuré les effets collatéraux. Je ne savais pas que ce choix allait déclencher un feu d’artifice de moqueries, de jeux de mots foireux, de messages hilares sur les réseaux sociaux. Certains me demandaient si c’était du comique à la ramasse. D’autres me félicitaient pour mon courage, comme si j’avais osé me pointer à un dîner de gala en tongs. Et certains, plus inquiets, m’ont même demandé si je comprenais vraiment le sens de ce nom — tellement cela leur paraissait dingue de choisir délibérément de le porter.
[…]
Ce nom, c’est celui de ma femme. Celui de notre fils. Et aussi le mien. Il dit d’où l’on vient, mais surtout avec qui l’on avance. Donc, voleur de poules ou pas, j’y tiens ! »



Retrouvez Sylvain Audet-Găinar à la librairie l’Asiathèque au 1 rue Deguerry demain à 19h !

RENCONTRE À LA LIBRAIRIE L’ASIATHÈQUE ! 💫💌C’est l’occasion de faire dédicacer votre exemplaire (que vous aurez bien évid...
03/04/2026

RENCONTRE À LA LIBRAIRIE L’ASIATHÈQUE ! 💫💌

C’est l’occasion de faire dédicacer votre exemplaire (que vous aurez bien évidemment apporté avec vous, à moins de l’acheter directement sur place 😌)
Rendez-vous le 10 avril à 19h au 1 rue Deguerry (11e) pour rencontrer Sylvain Audet-Gainar, auteur de 80 mots de Roumanie.

La rencontre-dédicace sera suivie d’un verre de l’amitié. 🥂

Vivement le 10 avril !!! ✨

食蟹獴 shíxièměng ~ la mangouste mange-crabeCe que l’on trouve à la pointe le plus au sud de Taiwan?Un phare. […] Dans le p...
01/04/2026

食蟹獴 shíxièměng ~ la mangouste mange-crabe

Ce que l’on trouve à la pointe le plus au sud de Taiwan?

Un phare. […] Dans le parc national de Kenting, comté de Pingtung, sous le vent océanique, le phare se dresse en bordure d’une prairie irréelle peuplée de hérons blancs. […]
Là où les pierres s’embrassent (« kissing rocks », dit un panneau), apparaît une dame : la soixantaine, un beau bronzage tropical, elle flotte dans sa chemise de garde forestière. Entre bois et mer, elle a une histoire précise à partager. Elle y tenait tellement que je vous la rapporte ici :

Les habitants de Kenting se sont rendu compte d’une nette diminution des crabes et autres arthropodes sur leurs plages. Et puis il y avait ces coups spectraux la nuit, et au petit matin la découverte de débris de coquillages.
Notre garde forestière a résolu le mystère ! Un jour, elle l’a vue, sous le taillis, la mangouste mangeuse de crabes qui jette violemment ses petites proies contre un roc pour les débarrasser de leurs coquilles.

« Comme elle est intelligente! Qu’est-ce qu’elle est mignonne! Regardez! »

Madame la surveillante sylvestre ne sort pas son smart-phone: elle a autour du cou, glissée dans un étui en plastique, une photographie de l’animal. Et même si ses collègues n’ont pas eu la chance de croiser son chemin, la mangouste est réelle, tangible, irrécusable, comme ce talisman qui est la preuve de son existence.
« Ne ramassez pas les coquillages sur la plage; les bernard-l’hermite terrestres en ont besoin pour s’en faire des maisons. Les gens du coin ont cessé aussi de tuer les tortues de mer, car les touristes viennent de loin pour les voir. Le tourisme a du bon, il nous apprend la valeur de notre écosystème. »

Un autre promeneur arrive. Il est temps de céder la place, c’est à son tour de découvrir la secrète présence de la shíxièměng 食蟹獴,littéralement la mangouste(měng) mangeuse (shí: manger) de crabes (xiè).

Où en est la collection 80 mots du monde ?… ✨Vous avez sûrement suivi la sortie tant attendue des 80 mots de Roumanie de...
20/03/2026

Où en est la collection 80 mots du monde ?… ✨

Vous avez sûrement suivi la sortie tant attendue des 80 mots de Roumanie de Sylvain Audet-Gainar la semaine passée, mais n’oublions pas la superbe addition à la collection : 80 mots de Madagascar, signé Johary Ravaloson !

Voilà ici toute la beauté de cette collection, deux pays si éloignés et différents, rapprochés par un format inédit de 80 mots qui racontent une de ses histoires.
Et vous, quel pays souhaiteriez-vous voir rejoindre les 80 mots du monde ? 🗺️

Extraits à venir ! 📖

✨ NOUVEAUTÉ ✨80 mots de Roumanie, déjà en librairie et disponible sur notre site internet 🤗L’Asiathèque est heureuse de ...
13/03/2026

✨ NOUVEAUTÉ ✨

80 mots de Roumanie, déjà en librairie et disponible sur notre site internet 🤗

L’Asiathèque est heureuse de vous présenter le 10e élément de sa collection 80 mots du monde, 80 mots de la Roumanie.

Sylvain Audet-Găinar est un conteur d’histoires plein d’entrain dont les sujets de prédilection sont la Roumanie et sa langue, découvertes lors d’un échange lycéen.
Dans 80 mots de Roumanie, Sylvain Audet-Găinar déploie ce talent de conteur avec humour et finesse pour exposer les multiples facettes d’un monde devenu le sien, puisqu’il a épousé une Roumaine, tout en racontant son parcours singulier.

17/02/2026

28/01/2026

Le 9ème livre de la collection « 80 mots du monde » 🇲🇬

Rendez-vous avec Aurélien Rossanino ce mercredi 21 janvier à 18 h 30 à l’Asiathèque !
21/01/2026

Rendez-vous avec Aurélien Rossanino ce mercredi 21 janvier à 18 h 30 à l’Asiathèque !

A ne pas manquer si vous êtes en région parisienne!

L'Asiathèque

15/12/2025

La dernière parution en date de la collection "Taiwan Fiction" :

Les Veilleurs de nuit (Tiunn Ka-siông)
張嘉祥,《夜官巡場》
(traduction Gwennaël Gaffric)

Premier roman de l’auteur et musicien Tiunn Ka-siông, Les Veilleurs de nuit est une fresque poétique et hantée, qui tisse le réalisme magique avec la transmission orale, les légendes locales et les souvenirs d’enfance. L’histoire se déroule à Bourg-Brûlé, localité inspirée du village natal de l’auteur, et se ramifie entre confidences, mythes locaux et chroniques documentaires, réelles ou inventées. Le narrateur décrit une enfance marquée par une atmosphère familiale oppressante où se mêlent esprits errants, dieux mineurs et spectres politisés. Aux côtés de son amie Bí-hui, figure troublante qui semble incarner le mystérieux « veilleur de nuit », une obscure déité gardienne des âmes mortes, il explore les frontières incertaines séparant les vivants et les morts. C’est toute une mémoire souterraine de Taiwan qui affleure ainsi, en particulier celle de la Terreur blanche, relue à travers le prisme des mythes ruraux.

Adresse

1 Rue Deguerry
Paris
75011

Heures d'ouverture

Lundi 10:00 - 17:00
Mardi 10:00 - 17:00
Mercredi 12:00 - 18:00
Jeudi 10:00 - 18:00
Vendredi 10:00 - 18:00
Samedi 12:00 - 17:00

Téléphone

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