08/06/2026
C’est fréquent le lundi matin, après un gros week-end, ça pique un peu les yeux, on a le cerveau embrumé…
🤯 Bref, on est dans le coaltar !
Tiens, mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on l’écrivait ainsi ?
D’ailleurs, on le voit très souvent mal orthographié…
➡️ Il s’agit en réalité d’un mot anglais formé de deux termes : coal « charbon » et tar (que l’on retrouve dans tarmac) « goudron ».
Apparu dans la langue de Shakespeare à la fin du XVIIe siècle avant que le français ne l’emprunte cinquante ans plus t**d, il désigne la matière noire et visqueuse obtenue en distillant la houille. Elle servait à colmater la coque des bateaux et était administrée comme médecine antiseptique ou comme traitement contre le psoriasis. Le coaltar entre encore dans la composition de certains shampoings antipelliculaires ou antipoux.
C’est au milieu du XXe siècle qu’est apparue l’expression qui n’est pas sans nous en rappeler une autre, plus accessible : être dans le cirage. Le cirage, tout comme le coaltar, offre l’image d’une matière noire et collante dont il est difficile de se débarrasser.
L’Académie Française, qui boude généralement les mots empruntés à l’anglais, recommande l’expression goudron de houille, bien moins synthétique que coaltar.
Dirions-nous certains matins difficiles que nous sommes dans le goudron de houille ?
🔀 En tout cas, dorénavant, nous serons capables de l’orthographier comme il faut !
🖋️ Avez-vous appris quelque chose ?
*source : Alain Rey