25/10/2023
Une sorte de lettre ouverte
Bon, alors le comité directeur de notre fédération FFVRC à voté le 14 octobre 2023 une « résolution » modifiant le résultat de la 5 eme et dernière manche du Championnat de France classique qui se déroulait à Beaumont Monteux et accessoirement le classement final de ce même championnat. Alors que ces deux résultats étaient déjà validés et publiés. Rien que ça !!
Dans le classique il y avait un avantage, tout le monde respectait le règlement, il y a toujours eu quelques péripéties et contestations qui ont, à chaque fois été tranchées en suivant les procédures de ce même règlement et c’est une protection pour chacun : quelque soit le participant, sa notoriété, son palmarès, son relationnel, tout le monde est à la même enseigne. Il peut y avoir des différences d’appréciation, mais la aussi le règlement prévoit les procédures de recours et en défini les modalités. Oui, les pilotes peuvent avoir un avis, contester bien sûr….mais ce ne sont pas eux qui jugent et tranchent mais le directeur de course et l’arbitre fédéral en dernier recours et personne d’autre, et oui, tel que le règlement est rédigé personne d’autre.
Donc à la lecture de ce communiqué je me dis : mais comment c’est possible ! A ce stade je ne vais pas rentrer dans le détail du déroulé de la course (s’il le faut on y viendra et je ne suis pas sûr que certains en sortent grandi! ) mais juste demander aux décisionnaires du comité directeur : comment c’est possible ?
La motivation invoquée dans le communiqué, bien que lacunaire et totalement imprécise permet de comprendre que vous invalidez une décision déjà tranchée par l’arbitre fédéral, en dernier ressort lors de cette finale. Comment c’est possible ?
Le règlement est très clair sur ces sujets, on peut y lire notamment :
Article 4.5 L’arbitre fédéral : Dans toutes les compétitions officielles, l'arbitre fédéral à tout pouvoir de décision, en cas de litige qui n'aurait pu être réglé par le directeur de course ou le jury.
Article 8.1 Le droit de réclamation n'appartient qu'aux pilotes concurrents concernés ou leur mécanicien. Toutefois, les officiels peuvent toujours agir d'office, voire modifier un résultat, même dans le cas où ils ne sont pas saisis d'une réclamation. Si la décision du directeur de course provoque une réclamation contre une décision, c'est l'arbitre fédéral, s’il y en a un ou sinon le jury de course qui tranchera définitivement
En Français, les mots ont un sens et j’ai beau retourner le règlement dans tous les sens il n’y avait plus de voies de recours, et la réclamation tout comme la clôture de la course tranchée définitivement par un arbitre fédéral qui a tout pouvoir ne saurait être remise en question. Messieurs dames du comité directeur, avez vous, avant toutes décisions, et règlement en main, été appelés à voter sur la recevabilité de cette réclamation qui avait été tranchée définitivement?
Je m’adresse aux membre du comité directeur, l’opacité n’est pas de mise, coupez court aux rumeurs, s’il vous plaît soyez transparents, publiez cette fameuse réclamation, précisez qui était présent à votre réunion et son déroulé. Le plus tôt me paraît le mieux car de toute façon cela viendra forcément.
J’en profite pour exprimer tout mon respect aux bénévoles, toutes ces chevilles ouvrières désintéressées qui offrent beaucoup de leur temps pour nous permettre de vivre notre passion dans d’exceptionnelles conditions. Buvette, chronométreurs, directeur de course, contrôle technique, arbitre fédéral ...pardon si j’en oublie, merci à vous. Et quand j’ai lu ce communiqué j’ai aussitôt pensé aux directeurs de courses et arbitres fédéraux, à votre autorité, à votre crédibilité plus particulièrement à vous Régis Moreau et Didier Parisi et je vous le dit vous avez tout mon soutien.
J’espère vraiment que des réponses conformes au règlement quant au rôle, aux décisions et au respect du directeur de course et de l’arbitre fédéral seront apportées, les évidences prises en compte et les corrections à priori indispensables apportées très rapidement, retrouvons la sérénité qui sied si bien à cette formidable discipline. Oui, le plus tôt serait le mieux, la situation récemment crée, avec toutes les questions qu’elle pose m’apparaît délétère.
Pour les lecteurs, merci de votre patience (c’est un peu long je sais)
Didier RICHARD
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