22/02/2023
la sardane de la Paix.
Petit retour dans les années 1950. Plus exactement le 20 septembre 1953. Après la course de taureaux organisée pour la fête de la Saint-Ferréol cérétane, et présidée cette année-là par Pablo Picasso, la section locale du Parti communiste français invite le peintre à un vin d’honneur au Grand café. À l’étage, dans la salle du Cercle, siège du , ils sont une vingtaine, Pablo Picasso, personnalités et amis, installés autour des guéridons en marbre. Pierre Mau, professeur de dessin et membre du PCF, demande alors à Pablo Picasso de laisser une trace de son passage à Céret.
Dans ce café, tenu par Émile Erre et son épouse, André Bosch, fils de la propriétaire, possède un plumier et un encrier car il « aime écrire en ronde ».
On apporte aussitôt le matériel nécessaire. L’artiste commence par mâchouiller le manche d’un porte-plume en bambou et trempe le pinceau improvisé dans l’encre avant d’ébaucher un premier dessin qu’il déchirera car il ne lui convient pas. Il prend une autre feuille de papier Canson, et « en quelques coups de traits », dessine la célèbre sardane, symbole de fraternité, et la colombe de la paix. À la demande de Pierre Mau, il appose sa signature. La sardane de la paix vient de naître.
Le maître offre le dessin à ses camarades qui conserveront l’œuvre quelques années avant d’en faire don au Musée de Céret.