25/10/2023
Le titre de ce premier roman résume parfaitement l'histoire. Même si la recette est déjà connue et a été utilisée par de nombreux chefs de la littérature du genre, aucun goût de réchauffé pour autant ! Voilà ma version de la recette, livrée en Drive Instagram : dans un futur assez proche, tous les animaux sont atteints d'un virus mortel contagieux pour l'homme. Point besoin de masque, mais les humains ont préféré se protéger en exterminant toutes les bêtes de la surface de la terre. Plus aucune source d'aliment carné dans sa diète, le genre sapiens a du penser qu'il était temps de rendre légitime le cannibalisme, sans pour autant prononcer ou assumer ce vilain concept. La sauce Soleil Vert n'est pas loin. Pour garder une conscience morale un tant soit peu intacte, un petit tri social est permis au passage. En premier les pauvres. Ensuite les migrants. Les vieux, pourquoi pas. Les malades, tant qu'à faire. Ensuite, une fois ce petit monde digéré, l'élevage est la suite naturelle. Label "viande spéciale" obligatoire, avec des contrôles réglementaires et des protocoles sur les conditions d'élevages très stricts ! Entre la chambre froide et la bureaucratie kafkaienne au milieu de carcasses labellisées, je pense qu'en lecture pour Halloween, on est pas mal.
Le héros, Marcos, travaille dans un abattoir d'humains dont on coupe les cordes vocales pour leur ôter toute possibilité de communication. Conscient de l'atrocité de son travail, il continue pourtant pour financer le placement de son père en maison de repos. La parte de son enfant et le départ de sa femme l'on rendu insensible un temps. Il reçoit un jour en "cadeau" chez lui une femme destinée à l'assiette. Un peu décontenancé au début, il fini par trouver une issue surprenament humaine à cette situation. Dans un monde où le comble du chic est de disposer d'un humain dans une pièce froide pour le découper petit à petit tout en le laissant en vie afin réussir plusieurs diners mondains avec des pièc