18/07/2026
"Je ne cherche pas à rouvrir un débat sur notre fermeture. Je cherche simplement à ce que demain, d'autres commerces n'aient pas à écrire le même message que nous." ❤️
Depuis l'annonce de la fermeture des Souliers Rouges, je reçois chaque jour des messages qui me touchent profondément.
Des clients me disent leur tristesse. Certains me demandent même s'il n'existe vraiment aucune solution pour que nous restions. D'autres me racontent leurs souvenirs, leurs achats, les moments partagés dans notre boutique.
Et au fond, cela me fait réfléchir.
Car notre histoire n'est malheureusement pas un cas isolé. Dans notre ville, plusieurs commerces sont en difficulté. D'autres vont fermer. D'autres se battent chaque jour pour tenir.
Alors je me pose une question : avons-nous raté quelque chose ?
Aurions-nous dû nous rassembler davantage entre commerçants ?
Aurions-nous dû unir nos forces au lieu de traverser nos difficultés chacun de notre côté ?
Aurions-nous pu trouver ensemble des solutions, créer davantage d'animations, de solidarité, de visibilité, de soutien ?
Aujourd'hui, il est peut-être trop t**d pour certains d'entre nous. Mais il ne l'est peut-être pas pour d'autres.
Pourquoi ne pas imaginer de nouvelles formes d'entraide ?
Trouver une solution par rapport aux accès aux commerces et au stationnement ?
Pourquoi ne pas créer des événements communs, des soirées commerçantes, des ateliers, des rencontres, des cafés-couture, des cafés-tricot, des démonstrations de savoir-faire, des marchés thématiques ou des journées découvertes ?
Pourquoi ne pas mettre en place un système de soutien local pour les commerces qui traversent une période difficile ?
Pourquoi ne pas réfléchir ensemble à des horaires adaptés, à des mutualisations de coûts, à des actions communes sur les réseaux sociaux ou à des cartes de fidélité valables chez plusieurs commerçants ?
Pourquoi ne pas organiser régulièrement des réunions ouvertes entre commerçants, habitants et élus pour chercher des solutions concrètes ?
Je n'ai pas toutes les réponses.
Mais une chose est certaine : voir disparaître un commerce après l'autre nous concerne tous. Derrière chaque rideau qui se baisse définitivement, il y a des familles, des emplois, des années de travail, de passion et un peu de l'âme de notre ville qui s'en va.
Des habitants qui perdent leurs habitudes , leurs commerces de proximité, et même leurs repères et leurs seuls confidents.
Alors plutôt que de constater les fermetures les unes après les autres, peut-être est-il temps de réfléchir ensemble à ce que nous pouvons encore sauver.
Qu'en pensez-vous ?
une carte cadeau utilisable dans plusieurs boutiques ;
un "mois du commerce local" avec défis et récompenses ;
des boutiques partagées pour réduire les loyers ;
des vitrines communes pour les commerces peu visibles ;
des ventes privées inter-commerces ;
des commandes groupées pour diminuer certains frais ;
un fonds de solidarité local alimenté par des dons ou des événements ;
des marchés nocturnes réguliers ;
des ateliers animés par les commerçants eux-mêmes (cuisine, couture, dégustation, réparation, artisanat, etc.) ;
un système de parrainage où les habitants s'engagent à acheter localement plusieurs fois par mois.
Avez-vous d'autres idées ?
Il en va de votre ville !
Je continuerai à soutenir, aider et me battre aux côtés de celles et ceux qui font encore vivre notre centre-ville, parce que leur combat a aussi été le nôtre.