29/11/2023
Remerciements
Merci à tous mes lecteurs
Dédicace
Je dédie mon histoire à mes défunts père et frère. « Papa et Patrick que vos âmes reposent en paix et que le Seigneur vous ouvre les portes de sa demeure, que vos prochaines vies soient davantage lumineuses. »
Sommaire
Chapitre I : La drogue
Chapitre II : Le serpent
Chapitre III : Mariage pleines d’embuches
Chapitre IV : les masques manipulés
Chapitre V : Voie a***e, en plein air
Chapitre VI : Le serpent
Chapitre VII : Main pourrie, perte de la dent
Chapitre VIII : Trois enfants outragés
Chapitre IX : L’impitoyable injustice de la judiciaire Camerounaise
Chapitre X : Année blanche
Ce livre contient environ 311 pages.
Lettre adressée au Président du Cameroun
Son Excellence Paul BIYA.
Le Cameroun, pays de mes aïeux
Chapitre I :
La drogue
L’effroyable cauchemar. J’étais une jeune adolescente qui venait à peine de voir ses menstrues. Intelligente, le génie d’une modeste famille de plusieurs enfants, issus d’un même père et d’une même mère. Je n’étais ni l’ainée ni la cadette de la famille. Mes parents ont eu la grâce d’avoir plusieurs enfants. Nous étions dix enfants en tout, mes parents ayant donné les jumeaux.
J’étais joviale, j’aimais l’école. Tout ce qui m’importait dans la vie était l’école. Lorsqu’on me demandait un cadeau de mon choix, je demandais que l’on m’offre un livre de mathématiques. Pour tout dire après le bon Dieu, c’était l’école que j’aimais le plus. Je me sentais bien dans ma peau lorsque j’étais en train de résoudre un problème de chimie, mathématiques ou de physique. C’était mon passe-temps favori.
Mon père étant un technicien du bâtiment, il s’est construit une maison avant de se marier. Mes frères et moi n’avions jamais connu de problème lié à un bailleur, ni de problème de logement, ni d’eau, ni d’électricité, ni de scolarisation, ni de nutrition et ni d’habillement. De toute notre enfance, nous en étions parfaitement à l’abri.
Mon père est une personne calme, posée, qui a toujours bien gagné sa vie afin de prendre bien soin de ses enfants. Ma mère quant à elle, est toujours en train de le soutenir, dans toutes ses décisions.
J’étais calme, timide à la limite, mais travailleuse et sage, toujours parmi les trois premiers de ma classe. J’étais et demeure master des matières scientifiques : mathématiques, chimie et physiques. J’obtenais toujours les meilleures notes en ces différentes matières. J’étais une adolescente qui fut déjà en classe de première scientifique dans un collège de la ville de Yaoundé, la capitale politique du Cameroun.
Brillante dans mes matières scientifiques, mais presque nulle en littérature, je me faisais aider par mes proches. Pourtant, je ne savais pas que l’aide venant d’un proche de la famille, allait transformer mon rêve de devenir pilote ou professeur en médecine en cauchemar.
Je caressais le rêve d’être parmi les premières femmes pilotes en Afrique plus particulièrement au Cameroun ou du moins à défaut de devenir pilote, je rêvais d'être parmi les meilleurs chirurgiennes ou neurologues de mon continent.
J’ai toujours vu grand dans tout ce à quoi je m'adonnais. Je savais joindre l’utile à l’agréable. Malgré mon programme très chargé par mes études et mes travaux à la maison, je faisais les cours de danse. La preuve, j’avais été sélectionnée parmi les premières émissions de Délire (CRTV : Cameroun Radiotélévision) qui demandait à être une grande danseuse pour y participer.
Ajoutons à cela, j’étais une chrétienne née de nouveau : j’avais accepté Jésus-Christ comme mon Seigneur et mon Sauveur. Ayant reçu mon baptême à l’église Baptiste. J’étais devenue une chrétienne convaincue et convaincante.
Lorsque j’étais à la maison, j’étais soit dans ma chambre en train de faire mes mathématiques, chimie ou physiques ; soit à la cuisine en train d’aider ma maman dans les travaux ménagers. Je ne restais jamais les bras croisés, non il fallait absolument que je fasse quelque chose de bénéfique ou de productive. Il était aisé de me remarquer, lorsque vous vous rendiez dans la concession de mes parents.
Toutefois, si vous ne me trouviez pas à la maison, j’étais soit au collège, soit à l’église où je me rendais quatre fois la semaine : Le mardi soir pour l’étude biblique, le jeudi soir pour la prière, le samedi après-midi pour les entrainements à la chorale : je chantais en soprano (première voix), et le dimanche matin pour le culte.
C'est clair que j’avais un programme hebdomadaire bien rempli. J’aimais aider mes proches. Gentille, souriante et toujours en train de chantonner. J’avais de très bons rapports avec tous les locataires de notre concession : j’étais toujours prête à donner un coup de mains à qui me sollicitait.
J’étais une adolescente pleine de vie. Mes rêves étaient différents de ceux d'autres adolescentes. Je n’étais pas du genre à rêver d’avoir un prince charmant plein aux as, qui viendra changer ma vie en un clic avec ses millions. Non ! Il n’était pas question de dépendre de qui que ce soit.
Pour moi, je voulais par mon travail et ma bravoure, me tailler une place de choix dans la société. Mon père me fit comprendre, que la beauté seule est passagère ; néanmoins, l'intelligence, la sagesse et la beauté ouvrent toutes les portes. Je savais m’adonner aux études, j’étais à même d'étudier dans une boite de nuit ; peu importe le vacarme qui fût autour de moi. Si je veux étudier, je le fais si bien que, qu’on crie ou qu’on pleure à côté, cela ne me déconcentre point.
Raison pour laquelle je gagnai la confiance totale de mon papa, qui avait noté et apprécié ma capacité de me donner entièrement à mes études. Il m'appréciait beaucoup, il aimait ma compagnie. Il m’emmenait partout où il se rendait ; il discutait particulièrement avec moi, me montrait comment il gérait ses affaires.
J’étais très ingénieuse : lorsque mon père me donnait du pain, ou un gâteau à distribuer, je le coupais en dix morceaux, je laissais le soin à tous, de l'ainé à la cadette d’en prendre un morceau, puis je prenais le dernier morceau. Humble dans tout ce que je faisais, je pensais grand dans tout ce que j’imaginais.
J’avais même dit à mon papa :
- Papa sais-tu ? Un jour je vais déposer ma candidature pour être présidente de la République du Cameroun.
- Ah ! Ma fille c’est magnifique ! Sais-tu que cela demande beaucoup de disponibilité et de responsabilité ?
- Je suis consciente de tout cela, mais je le ferai.
- Dans notre société, les femmes n’ont pas beaucoup d’aptitudes pour braver un poste pareil, ma fille !
- Peu importe, l’histoire retiendra que j’avais postulé pour être présidente de la République du Cameroun.
- Beaucoup de courage ma fille !
- Merci papa.
En plus de ma vivacité, j’étais audacieuse dans mes pensées, et mes actions.
Je ne saurai dire ici, qu’étant en classe de première, un garçon ne m’avais dit qu’il m’aimait ! Non ! Même à douze ans lorsque vous êtes au second cycle, il y aura au moins un garçon qui vous dira : « je t’aime, tu es belle… » Mais contrairement « aux jeunes androïdes » de nos jours, les jeunes du vingtième siècle, du moins ceux que moi je côtoyais, dire je t’aime à une fille n’avait aucun rapport avec le sexe. Alors, mon camarade de classe qui avait eu le courage de venir me dire : « j’aimerais que nous soyons amis » se nomme Cyrille. Note aux femmes dont leur mari porte le prénom de Cyrille, ne les regardez pas avec dédain !
Ainsi, notre amitié au sens propre (sans sexe) va se terminer brutalement, juste après le décès de sa mère. Cyrille perd la personne la plus importante qu’il avait sur la terre. Après les cérémonies d’enterrement, il chercha la chaleur maternelle auprès de ses sœurs, cousines et filles. Auparavant, j’étais la seule fille dans son environnement immédiat. Après le décès de sa maman, il était entouré de beaucoup d’autres filles. Sur ce, je me suis retirée calmement et définitivement de son environnement proche. Il changea même de ville, mais il continua de m’écrire. Son ami qui s’appelait également Cyrille à qui il transmettait les lettres, ne me les remettait pas immédiatement. On s’était perdu de vue et lorsqu’il me rencontra au moment où il voulait me donner le lot de lettres que Cyrille écrivait, il était trop t**d, j’ai même refusé de les prendre, afin d’éviter de sombrer dans la dépression.
Je ne suis qu’au premier trimestre de l'année où je dois présenter l’examen probatoire : le destin décidera autrement.
Je me faisais aider par un proche en littérature. Alors, le jeune Coucougnouf qui m’aidait était un ami de la famille.
Coucougnouf était un jeune homme de vingt-quatre ans qui faisait première année en psychologie. Coucougnouf était quelqu’un aux apparences joviales, toujours en train de sourire, fier de lui comme un enfant de bonne famille. Il était toujours tiré à quatre épingles, bien chaussés, un teint noir, bonne mine. On dirait un fils de bonne famille ou "fils de boss". Il était d'une éloquence inénarrable. Tout le monde se plaisait en sa compagnie. Doux, souriant, il avait un regard insaisissable.
Il était en réalité issu d’une famille misérable. Coucougnouf était l’ainé de sa famille qui ne comptait que deux enfants. Né à l’ouest du Cameroun, il arrive à Yaoundé après l'obtention de son baccalauréat Littéraire et apprend la psychologie à l’université de Yaoundé I.
Alors, comment est-il devenu ami de la famille ? Simple ! Mon père a des maisons à louer dans sa grande concession. Il y a des appartements, des studios et des chambres. Donc, il y a toutes les catégories de personnes qui y logent : des étudiants, des jeunes mariés et de vieux couples. Coucougnouf avait ses camarades en psychologie qui y logeaient. La plus grande maison au centre était celle du bailleur, mon papa.
Coucougnouf venait rendre visite à ses camarades : soit pour réviser soit pour discuter. C’est alors qu’il fit la connaissance de la famille et se familiarisa aussitôt. Souriant et très éloquent, il impressionna la famille par les histoires qu’il racontait. Il aborde ma mère pour la première fois, étant impressionné par le nombre d'enfants, il désirait savoir si tous ses enfants étaient issus d'une seule femme. Malgré l'information venant de ses camarades, il voulait se rassurer à la source. Ainsi, il fit la connaissance de toute la famille, surtout la mienne, il s'intéressa particulièrement à moi. Discutait avec moi sur les observations qu’il faisait, depuis qu'il visitait la famille.
- A première vue, on dirait que tu es la camériste de la famille ; c'est toi qui travailles tout le temps. Au début, je te prenais pour la domestique, ensuite j'ai pensé que tu étais une cousine ramenée du village pour aider ! Pourquoi es-tu la seule à faire tant de travaux ?
- Non, les autres travaillent également. Je peux refaire le travail de mon frère, si je constate que c’est bafoué ou inachevé. Papa nous donne une multitude de privilèges pour le travail bien fait.
- Hum ! Formidable, mais c'est trop de peine ! Tu œuvres immodérément ! Le corps humain a besoin de relâchement.
- Je ne m'épuise nullement, ça me fortifie assez - Du courage !
- Merci, je ne me plains pas. Je suis abondamment gratifiée par mon papa.
- Intelligente et probante ! Quelle classe fais-tu ?
- Première scientifiques.
- Non ! Ce n'est pas vrai !
- Oh ! Que si.
- Waouh ! Magnifique ! Brillante dans toutes les matières ?
- J’ai des difficultés en littérature. Le reste est à ma portée.
- C'est un petit problème, je peux t'aider à t'améliorer.
- (Ravie, le sourire jusqu’aux oreilles) Merci, je vais en parler à maman.
Je courus informer ma maman de la nouvelle qui me réjouissait tant. Cette dernière me fit comprendre qu'elle allait obtenir l'accord de mon père. J’étais convaincue que celui-ci ne pouvait s'y opposer. Il approuvait tout ce qui contribuait à la réussite.
Coucougnouf informe ses camarades à propos de l'aide qu'il se propose de m’apporter. Ses camarades Estelle et Gisèle attirèrent son attention. Elles s’avéraient mieux le connaitre. Ce dialogue de Gisèle et Estelle me fut relaté après que Coucougnouf eut réalisé son forfait.
- Fais attention mon cher, sois en sûr que tu ne feras que les cours de littérature et rien que cela, car c’est la fille chérie du bailleur ; sois sur tes gardes ! Surtout ne viens pas perturber notre existence dans notre petit paradis !
- Pas de crainte ce n’est qu’une enfant, bien qu’elle soit belle et intelligente ! Elle a besoin d'un soutient en littérature, elle est brave, et il faut encourager sa vaillance.
- Mineur tu veux dire… pas de trouble dans notre environnement immédiat.
- Hum ! Oui ! Les filles du calme ! Je veux juste l’aider et rien d’autre.
Estelle et Gisèle : (ensemble) Ok ! « Un homme averti en vaut deux ».
- Réfléchissez à comment vous allez valider vos UV, et collez-moi la paix
- Hihihi ! On se connaît, on se comprend, je crois ! Tu te souviens, lorsque tu m'as invitée dans ta chambre, tu as commencé sans forme de procès, à balader tes mains sur mon corps ; n’eût été mon charisme, et mon refus brutal, tu aurais pu me violer. Tu as la mémoire courte ? Je dis : fais attention à la fille de mon bailleur. Dis Estelle.
- Bien ! Comme vous me fatiguez, demain à la faculté.
Estelle et Gisèle : (ensemble) Ok !
Gisèle et Estelle étaient deux étudiantes qui vivaient ensemble. Elles s’entendaient bien. Jamais, on n’avait entendu de disputes entre elles. Elles étaient aimables et studieuses. Elles venaient de la région du Nord Cameroun.
Apparemment elles donnaient l’impression de mieux le connaitre : sa façon d’agir et ses habitudes.
Il prit l’engagement de m’aider en littérature. Je fus joyeuse, enfin mon niveau en littérature allait s’améliorer. Ainsi trois fois par semaine, il m’aidait à faire mes devoirs. Très dévoué, il était estimé par mes parents. Six à huit heures de cours par semaine. Coucougnouf était méthodique et ponctuel. Sa capacité d'écrire et de parler le Français lui donnait préséance. Il était éloquent, il avait le don de parler en public, de se faire comprendre et de bien passer son message. Il était de façon globale un orateur exceptionnel et habile.
Devenu l'ami particulier de la famille par sa joie de vivre, tous les enfants l’appelaient tonton Coucougnouf.
Jusque-là, il venait me donner les cours à domicile sans obstacle.
Toutefois, vint un jour où j’avais un devoir de littérature à remettre le surlendemain. À tout hasard, Coucougnouf arriva à la maison. Je lui fis savoir que j’avais un devoir à remettre urgemment. Il me dit que nous le ferions le lendemain : il est saturé par la session.
Le lendemain, il arriva vers 14 heures, c’était un mercredi et les cours finissent tôt au collège. Il me trouva à la maison affairée comme de coutume. Il me dit avec une hâte hors du commun.
- Christou, apporte ton devoir, on le fera chez moi : j’ai également beaucoup à faire. Je suis bousculé par mon programme d’examen. On y va, je vais te ramener après, dans 1heure 30 minutes au plus t**d. Je suis à l’EMIA. Ma famille était à MELEN, donc c’était à 100 F de taxi et trente minutes à pied. Étant à la maison avec mes cadets, je partis à la hâte, oubliant d’en informer l'un d'eux.
- Ok, on y va, je suis prête.
Il emprunte un taxi en ma compagnie, pour le carrefour EMIA. Au carrefour EMIA, il empreinte une longue piste interminable pour moi, avec la broussaille de part et d'autre de la route. On dirait un quartier isolé. Je ne pouvais m'imaginer qu'il existait les coins aussi délabrés dans la cité capitale. Nous étions « les enfants de barrière » comme on le disait, toujours enfermés. Donc, entre l’école où je me rendais en bus et l’église, je n’avais jamais eu l’occasion de visiter ce genre de coin amoché.
Mon papa était quelqu’un de casanier, il était à la maison aussitôt son boulot terminé. Au plus t**d à dix-huit heures, il était déjà à la maison, posté devant le portail, son journal à la main. Pas moyen de sortir ou de revenir à la maison après lui. Je ne savais même pas s’il avait un ami. Il nous a inculqués ainsi cette mauvaise habitude de ne jamais visiter les amis, au point où les gens me traitaient d’ingrate. Vous pouvez me rendre visite tous les jours, moi par contre, je ne viendrai jamais chez vous. Comme par enchantement, je crois que je suis en train de transmettre également cette horrible tradition aux miens. Encore qu’avec « les jeunes androïdes » actuels, on ne leur accorde pas le capital de confiance.
Arrivée chez lui comme il le disait, je constatai qu’il habitait une chambrette. Les murs de l'extérieur étaient semi crépis. Il fallait longer un couloir étroit avant d'entrer dans sa chambrette. La chambrette qui était devant celle-ci était écroulée. La chambrette était au-dessus d'une colline critique, juste la rosée transformerait la colline en une glissoire, pratiquement inaccessible.
Il m’invita à entrer dans la chambrette. J’entrai timidement en hésitant. Il y avait un petit lit d’étudiant et un petit réchaud à l’angle, servant à faire cuire ses repas bien sûr. Une petite penderie en matière plastique, deux petites étagères en rotins ; sur l'une étaient rangés deux plats, une cuillère, deux fourchettes et un petit couteau. Sur l'autre reposait sa documentation. La chambrette était en désordre, l’image de ce lieu ne reflétait pas ce qu’il était, encore moins "le fils de boss" pour lequel il se prenait. Mais plutôt celui d’un étudiant affamé et misérable. Je me demandais intérieurement où il avait emprunté les vêtements qu'il mettait à chaque visite. J’avais hâte de finir mon devoir et de retourner chez nous, tellement la chambrette était peu accueillante. J’avais de la peine à prendre place. Le milieu regorgeait des odeurs. Un banc qui servait de porte chaussures et chaussettes. Les draps du lit étaient apparemment crasseux et vieux.
Coucougnouf comprit mon malaise et se mit à faire brusquement un semblant d’ordre. Je sortis rapidement mon devoir, sans comprendre les explications, je disais oui à tous ses propos, sans poser de questions comme à l'accoutumée. Tellement j’étais pressée. Il fallait quitter précipitamment ce lieu qui me répugnait tant. Une heure plus t**d, le devoir fut achevé, et, je me levai avec la promptitude de l’éclair pour m’en aller. Mais, je fus retenue par ce dernier qui me proposa un Coca cola déjà ouvert, posé au chevet de son lit. Je ne suis pas sortie tout de suite. Il me dit :
- Je l'ai ouvert hier mais je n’ai pas pu le boire, j'avais beaucoup bossé. Je n'avais plus de force pour le gober. Tiens, tu peux le boire.
- Non merci il faut que je rentre, il est bientôt 17 heures, mes parents vont s’inquiéter. Ils n’étaient pas là quand je sortais. Personne ne sait où je suis. J'ai oublié de le signaler à mes petits frères - Juste une gorgée et je te raccompagne. Ce n'est pas poli de refuser, sois gentille, s'il te plaît.
- J’ai dit non ! Je ne veux pas de Coca ! Coucougnouf insista si bien que je fus obligée de prendre une petite gorgée afin qu'il me laisse rentrer.
- Ok ! Juste une lampée.
- Bois tous, une petite bouteille de coca te dépasse à boire ? C’est marrant !
- Ok ! Je vide la bouteille. Je bus à la trompette, trois gorgées et hop c’était fini ! Cependant avant que j’eusse le temps de poser la bouteille au sol, je ressentis un vertige, un grand malaise hors du commun. Je sentis la tête très lourde, pas moyen de faire un pas. Je le signalai au Coucougnouf qui le constatait déjà.
- Mais tonton Coucougnouf, j’ai le vertige, ma tête bourdonne, la chambre tourne, je ne peux me lever. Il faut que je rentre, il faut que je rentre à la maison s’il te plait.
- Non patiente ! Il n'y a pas les flammes dans ma demeure ! Allonge-toi un moment ça ira…
Pour la suite de mon histoire,
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Ce livre contient 311 pages.