08/10/2025
𝐌𝐀 𝐋𝐄𝐓𝐓𝐑𝐄 𝐐𝐔𝐎𝐓𝐈𝐃𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐀𝐌𝐏𝐀𝐆𝐍𝐄
𝐌𝐞𝐫𝐜𝐫𝐞𝐝𝐢, 𝟖 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓
Chères Camerounaises,
Chers Camerounais,
Chères mères du marché,
Chers vaillants vendeurs et revendeurs des vivres frais,
Héros silencieux du secteur informel,
Tandis que la Vague Orange déferle dans toutes les artères du pays, je pense à vous exprimer ma sincère déférence, à vous - ces petites mains - qui nourrissent nos villes, qui font battre le cœur de nos marchés et font vivre la République là où l’État s’est absenté, pour incapacité notoire et manque de vision.
Je vous vois, au lever du jour, sous la rosée ou dans la poussière, porter sur vos têtes le poids du pain quotidien de toute une nation.
Je vous vois, sous le soleil brûlant ou la pluie battante, défendre votre dignité avec vos étals pour seules forteresses.
Je vous vois, dans les marchés de Mokolo, Mboppi, Mfoundi, Nsam Nkololoun et partout ailleurs, tenir tête à la misère par la force du courage et du travail.
Je vous vois dans la boue et la crasse parce que ce régime n'a eu pour seule cure de conscience que de nous inonder des immondices de leurs échecs.
Vous êtes le poumon nourricier du Cameroun.
Sans vous, les marmites resteraient vides.
Sans vous, les enfants partiraient à l’école le ventre creux.
Sans vous, les villes n’auraient ni rythme ni âme.
Et pourtant…
La Patrie ne vous a jamais décoré.
L’État ne vous a jamais reconnu.
La fiscalité vous pourchasse comme des délinquants, alors que vous êtes le socle invisible de notre économie.
Les agents municipaux vous bousculent avec mépris, dédain et condescendance ; confisquent vos marchandises ; brisent vos efforts, ceux parfois de toute une vie.
Les impôts vous étranglent alors que vos bénéfices nourrissent à peine vos foyers.
Mais, je vous le dis, la main sur le cœur, le Cameroun que nous bâtirons ensemble ne vous traitera plus comme des intrus et des pestiférés dans votre propre économie !
Le 12 octobre prochain, votre bulletin de vote ne sera pas un simple papier.
Il sera le cri des marchés qu’on veut faire taire.
Il sera le chant des femmes qui se lèvent aux aurores avant l’aube.
Il sera la revanche des humbles sur l’arrogance des puissants.
Je le dis, je le répète et je le promets :
dans le Cameroun de la Vague Orange dont le triomphe est désormais si proche et à portée de main, 𝐥𝐞𝐬 “𝐁𝐚𝐲𝐚𝐦-𝐬𝐞𝐥𝐥𝐚𝐦” 𝐬𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐡𝐞́𝐫𝐨𝐢̈𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐡𝐞́𝐫𝐨𝐬 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐫𝐞́𝐞𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝’𝐀𝐩𝐩𝐮𝐢 𝐚𝐮 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞 𝐏𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞, 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐯𝐨𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐨𝐲𝐞𝐫 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝’𝐮𝐬𝐮𝐫𝐞.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐬𝐜𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐥𝐥𝐞́𝐠𝐞́𝐞, 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝐯𝐨𝐬 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬, 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐨𝐧 𝐧𝐞 𝐭𝐚𝐱𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐫𝐯𝐢𝐞.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞́𝐡𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞́𝐬, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐟𝐫𝐚𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐞𝐬, 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐞́𝐞𝐬, 𝐨𝐮̀ 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐞𝐳 𝐞𝐱𝐞𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐦𝐞́𝐭𝐢𝐞𝐫.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐞́𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐬𝐭𝐚𝐭𝐮𝐭 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐥, afin que la vendeuse de fruits et légumes, de plantains et tubercules, le vendeur de poisson ou la ménagère du marché ait droit à une couverture santé, à la retraite et à la considération due à tout travailleur.
Chères mères des marchés,
Vous qui tenez le pays debout,
Vous qui travaillez sans relâche pour que la marmite du Cameroun bouille chaque jour,
vous serez désormais honorées par la Nation que vous avez nourrie des décennies durant, que vous nourrissez encore et toujours sans relâche.
Le 12 octobre, quand la Vague Orange atteindra les marchés du pays,
elle emportera avec elle la peur, le mépris, la fiscalité injuste et l’humiliation.
Et elle laissera à votre place la fierté, la dignité, et la reconnaissance nationale.
Parce que le Cameroun ne peut se redresser que lorsqu’il commence par honorer celles et ceux qui le nourrissent.
Et ce jour-là, nous réussirons ensemble !
Le 12 Octobre prochain dans 4 jours très exactement, porté par vos efforts sacrificiels des lève-tôt et couche-tard que vous êtes, 𝐣𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐚𝐢 𝐞́𝐥𝐮 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧.
𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐂𝐚𝐛𝐫𝐚𝐥 𝐋𝐈𝐁𝐈𝐈