08/11/2025
UNE HISTOIRE TRAGIQUE QUI A SECOUÉ LA VILLE DE DIVO EN 1999. QU'ELLE SOIT VRAIE OU FAUSSE, UNE CHOSE RESTE CERTAINE, CE DRAME DOIT NOUS SERVIR DE LEÇON !!!
Bakary Dramera, la Fortune et la Rumeur, Divo, 1999 : Le Jour où la Foule a Tu.é l'homme le plus riche de la ville.
Par une chaleur étouffante de fin mars 1999, la ville de Divo, paisible commune du centre-ouest de la Côte d'Ivoire, allait devenir le théâtre d'une trag.édie née des méandres de la rumeur. Le 30 mars, Bakary Dramera, riche commerçant malien d'origine diawambé, fut pris à partie, lyn.ché puis brû.lé par une foule d'élèves en colère.
Dans le quartier commerçant de Divo, tout le monde connaissait Dramera. Parti de rien, il avait bâti sa fortune en quelques années, débutant comme simple vendeur de pagnes avant de se retrouver à la tête d'un empire local. Voitures neuves, commerces florissants, maisons en enfilade... Ce succès, au lieu de susciter l'admiration, éveilla chez certains un soupçon malsain.
« Il changeait de voiture tous les jours alors qu'il roulait wotro [charrettel ici », affirmait un mécanicien du nom de Ouattara Logossina, repris par le quotidien Fraternité Matin. Une élève résumait le sentiment ambiant: « Il est devenu riche d'un coup, comme ça ».
La rumeur, insidieuse, s'infiltra. Elle disait que Dramera sacrifiait des enfants pour sa fortune. L'imagination populaire, nourrie de peurs anciennes, de soupçons sans preuves et d'un contexte social tendu, transforma ce commerçant prospère en bourreau secret.
Un cri.me mystérieux, une cible désignée,
Lorsque le corps de la jeune Tano Amena Denise, 14 ans, fut retrouvé sans vie, les regards se tournèrent immédiatement vers lui. Sans enquête, sans preuves, le nom de Dramera s'imposa comme coupable idéal. II ne fut jamais interrogé officiellement. Pire encore, selon Notre Voie, certains affirmaient qu'il bénéficiait de complicités qui le protégeaient. Ce silence officiel fut interprété comme une confirmation de sa culpa.bilité.
Le 30 mars, les rumeurs devinrent colère.
Des centaines d'élèves, galvanisés par ce qu'ils croyaient être la vérité, se ruèrent vers son domicile et il fut lyn.ché 🥹