12/04/2021
đđđ đ'đđđ đđđđđ đđđđđđđ đđ đđđ
đŽđĄđđđđđđđđđ đđ đ'đđđđđ
Traduction de đŁđđąđ€ đđđŁđšđđ©đȘđ§ đđđŁđ€đ§đđ§đ đĄđđđđą, cette locution attribuĂ©e Ă đđżđ¶đđđŒđđČ a Ă©tĂ© introduite dans le đđŒđ±đČ đĄđźđœđŒđčđČÌđŒđ», en 1804, Ă son article 1er, alinĂ©a 3 : âLa promulgation faite par le Premier Consul sera rĂ©putĂ©e connue dans le dĂ©partementâ.
Ce cĂ©lĂšbre adage ne signifie pas que tout citoyen est censĂ© connaĂźtre lâensemble des textes lĂ©gislatifs et rĂ©glementaires (dĂ©crets, circulairesâŠ) existant dans lâordre juridique. Prenons par exemple le cas la France, avec 8 000 lois et plus de 110 000 dĂ©crets en vigueur, le plus studieux des juristes ne relĂšverait pas un tel dĂ©fi...
đ©đŒđđ đ±đČđđČđ đ°đŒđ»đ»đźđ¶ÌđđżđČ đčđź đčđŒđ¶
Notre systĂšme de justice demande Ă tous les citoyens de connaĂźtre la loi. Toutefois, cela ne signifie pas quâils doivent tous ĂȘtre des experts en droit. Il ne serait pas rĂ©aliste, mĂȘme pour un avocat, dâavoir Ă connaĂźtre par cĆur les milliers de lois et de rĂšglements qui existent!
Ce quâil faut plutĂŽt retenir de la phrase « nul nâest censĂ© ignorer la loi », câest quâune personne ne peut gĂ©nĂ©ralement pas se dĂ©fendre dâune action quâon lui reproche en disant quâelle ignorait la loi.
En effet, il serait trop simple pour une personne de ne pas respecter un contrat, de violer la vie privĂ©e de ses voisins ou de vendre de la drogue si elle pouvait sâen sortir par la suite en plaidant son ignorance de la loi.
Cependant, mĂȘme si une personne a de bonnes intentions, il peut arriver quâelle dĂ©sobĂ©isse Ă la loi en ignorant que le geste quâelle pose est illĂ©gal. Cela peut facilement se produire avec notre systĂšme de justice, qui peut ĂȘtre compliquĂ© Ă comprendre. Ă lâexception de certains gestes criminels, le juge pourrait donc ĂȘtre moins sĂ©vĂšre envers la personne sâil considĂšre quâelle est sincĂšre.
En effet, si elle nâexistait pas, il suffirait Ă toute personne poursuivie sur le fondement dâune loi dâinvoquer (et mĂȘme de prouver) son ignorance du texte en cause pour Ă©chapper Ă toute sanction.
On comprend que les rÚgles perdraient toute efficacité devant la facilité avec laquelle on pourrait se soustraire à leur application.
Toutefois, aujourdâhui, cet adage est frĂ©quemment Ă©voquĂ© pour regretter lâabsence de sĂ©curitĂ© juridique Ă laquelle sont confrontĂ©s les citoyens. Les causes en sont multiples : existence de rĂšgles posĂ©es par la jurisprudence (qui est dâun accĂšs difficile et dont la lecture nâest pas Ă©vidente pour un non initiĂ©), multiplication des normes aussi bien au niveau national quâau niveau communautaire, rĂ©daction dĂ©ficiente des textes normatifsâŠ
Toujours en France, le Conseil constitutionnel, conscient de ce problĂšme, a dans une dĂ©cision de 1999 créé un nouvel objectif de valeur constitutionnelle : lâaccessibilitĂ© et lâintelligibilitĂ© de la loi.
Câest pourquoi lâinformation publique a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e notamment avec le portail de lâadministration française, www.service-public.fr , et la mise en place dâune Ă©dition Ă©lectronique du Journal officiel, prĂ©vue par lâordonnance du 20 fĂ©vrier 2004 et appliquĂ©e depuis le 1er juin 2004.
La situation en Afrique laisse Ă dĂ©sirer car nos Ătats ne fournissent pas assez d'efforts pour la vulgarisation des lois existantes.