Librairie St-Germain

Librairie St-Germain Le bouquiniste maskoutain ! Véritable passionné des livres, Steve St-Germain, propriétaire de l'

Maurice FréchuretRespirer – La puissance créatrice du souffleDes mains négatives sur les parois des grottes de Chauvet, ...
09/19/2024

Maurice Fréchuret
Respirer – La puissance créatrice du souffle

Des mains négatives sur les parois des grottes de Chauvet, de Pech' Merle ou de Gargas (moins 30 000 ans) aux expériences les plus récentes de certains artistes contemporains, toute une histoire de l'art peut s'écrire sous le prisme de la respiration. Entre ces deux bornes – le gravettien et le monde immédiatement contemporain –, cette étude tente de mettre en relief la force innovante du souffle et l'importance accordée à la respiration en tant que geste créateur.
La respiration, non plus considérée comme simple automatisme assurant le maintien en vie mais comme œuvre d'art à part entière, telle que voulue et pratiquée par le grand respirateur que fut Marcel Duchamp. Bien d'autres figures du souffle et de la respiration ont trouvé place dans cette recherche. Sous l'égide du religieux, sous la férule des contagions ou de la guerre, sous l'auspice de la vie elle-même, du premier souffle au dernier soupir, les images artistiques ne cessent de nous rappeler notre condition d'être humain avec ses forces et ses faiblesses, sa vitalité et ses défaillances.

« Maurice Fréchuret fait respirer l'histoire de l'art. »
François Huglo, Sitaudis

« Respirer, la puissance créatrice du souffle est à mon avis le chef d'œuvre de Fréchuret. Dans le désastre du monde de l'art français bo**ré de curateurs et curateuses, d'agents, d'historiens qui passent plus de temps à curater qu'à étudier, il y a une lumière : quelqu'un qui nous fait voir les choses autrement – et enfin respirer. »
Yves Michaud

« Au terme de ce panorama à travers l'histoire de l'art, le souffle apparaît au lecteur comme un sujet plus riche et complexe qu'il n'y paraît, articulant un grand nombre de significations : la vie et la mort, bien sûr, mais aussi la légèreté et la toxicité, l'apparition et la disparition, la force vitale et l'épuisement. »
Christian Ruby, Nonfiction

« Dans cet ouvrage érudit au style élégant, Maurice Fréchuret explore en profondeur les représentations du souffle, de la respiration et de leurs manifestations [...], de la mythologie à la médecine, de l'art pariétal à la danse contemporaine. »
Olympe Lemut, Journal des Arts

« Un ouvrage particulièrement étonnant et d'un intérêt non négligeable, à la fois riche et complexe. »
Rodolphe Cosimi, Critique d'art
Voir aussi Respire – Esthétique de la respiration et culture de la qualité de l'air.
Maurice Fréchuret est historien de l'art et conservateur en chef du patrimoine, détenteur d'un doctorat de Sociologie et d'un doctorat d'Histoire de l'Art, conservateur au musée d'Art moderne de Saint-Étienne de 1986 à 1993, puis du musée Picasso à Antibes de 1993 à 2001. Directeur du capcMusée d'Art contemporain de Bordeaux de 2001 à 2006, il est nommé conservateur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes (2006-2014). Parallèlement à son travail de conservateur, de commissaire d'expositions et d'enseignant, Maurice Fréchuret a publié de nombreux ouvrages dont : Le Mou et ses formes (éditions ENSBA, 1993, Jacqueline Chambon, 2004) ; La Machine à peindre (Jacqueline Chambon, 1994) ; L'Envolée, L'enfouissement (Skira, RMN, 1995) ; L'art médecine (en collaboration avec Thierry Davila, RMN, 2000) ; Les Années 70, l'art en cause (RMN, 2002) ; Exils (en collaboration avec Laurence Bertrand-Dorléac, RMN, 2012).

Jean-Yves BosseurLes artistes et le textileUne vue d'ensemble de la place du textile dans les arts plastiques contempora...
09/19/2024

Jean-Yves Bosseur
Les artistes et le textile

Une vue d'ensemble de la place du textile dans les arts plastiques contemporains à travers le monde.
Depuis le début du XXIe siècle, les artistes qui travaillent fil et tissus ont su s'affirmer dans le monde de l'art contemporain. Ils sont présents dans les grandes manifestations internationales et des foires leur sont dédiées sur tout le continent américain, en Europe aussi bien qu'en Asie.
L'ouvrage évoque nombre d'artistes qui se sont emparés de ce medium depuis la fin du XIXe siècle de manière innovante et singulière et dresse le portrait de créateurs qui l'ont choisi pour accompagner leur démarche politique, économique, sociale ou écologique. Il montre que l'art textile reste subversif : il efface la frontière entre beaux-arts, arts appliqués et design, entre tradition et modernité. Il met en valeur les identités et les cultures « périphériques ». En questionnant les catégories du « féminin » et du « masculin », il brouille les genres et met à mal les conventions.

« À la fois dictionnaire et essai, panorama historique et analyse de style, [...] l'ouvrage réussit l'exploit d'être original, et surtout à la fois utile et intéressant pour les novices comme pour les amateurs de textile. »
L'Objet d'Art, « Le livre du mois »
Œuvres de Anni Albers, Sophie Taeuber, Sonia Delaunay, Josep Grau-Garriga, Pierre Daquin, Alber Ayme, Cécile Borne, Yves Picquet, Caroline Coppey, Lenore Tawney, Olga de Amaral, Sheila Hicks, Simone Pheulpin, Do Ho Suh, Marie-Hélène Guelton, Joel Andrianomearisoa, Doris Salcedo, Abdoulaye Konaté, Jakkai Siributr, Aisha Khalid, Maja Bajevic, Kimsooja, Tiffany Chung, Reena Saini Kallat, Kathryn Clark, Marta Palau, Consuelo Jimenez, Tanya Aguiñiga, Jackie Amézquita, Kyungah Ham, Jéremy Gobé, Pia Camil, Võ Trân Châu, Aboubakar Fofana, Ibrahim Mahama, Teresa Margolles, Margolles & James Cohan, Tamara Kostianovsky, Thornton Dial, Faith Ringgold, Sonya Clark, Stephen Towns, Yinka Shonibare, Bob Boyer, Marie Watt, Rebecca Belmore, Paula do Prado, Maureen Gruben, Raymonde Arcier, Senga Nengudi, Haruko Crow Nishimura, Rosemarie Trockel, Ghada Amer, Joana Vasconcelos, Lin Tianmiao, Anya Paintsil, Senzeni Marasela, Billie Zangewa, Sonia Gomes, Rosana Paulino, Nadia Myre, Fiona Foley, Chiachio & Giannone, Nicholas Hlobo, Sheila Pepe, Jeffrey Gibson, Diedrick Brackens, Joyce Wieland, Victoria Andersson, Yin Xiuzhen, Virginie Rochetti, Suzanne Husky, Alexandra Kehayoglou, Nnenna Okore, Tahir Carl Karmali.
Anne-Marie Minella (née en 1952) est journaliste et écrivaine. Son travail porte sur le domaine artistique contemporain et ses relations avec l'environnement sociétal. Elle est notamment l'autrice de Dialogues contemporains – Les collaborations de Jean-Yves Bosseur (Éditions Aedam Musicae, 2019).
Jean-Yves Bosseur (né en 1947 à Paris) est compositeur, musicologue et écrivain. Après des études de composition musicale avec Karlheinz Stockhausen et Henri Pousseur, il obtient un Doctorat d'État (philosophie esthétique) à l'Université Paris I. Directeur de recherche au C.N.R.S. jusqu'en 2012, il est membre de l'Association Internationale des Critiques d'Art (A.I.C.A.). Outre plusieurs disques en tant que compositeur, Jean-Yves Bosseur est l'auteur des nombreux ouvrages concernant les arts plastiques contemporains, parmi lesquels Le paradigme musical d'Albert Ayme (Traversière), Musique, passion d'artistes (Skira), John Cage (Minerve), Vocabulaire des arts plastiques du XX e siècle (Minerve), La musique à la croisée des arts (Minerve), Le collage d'un art à l'autre (Minerve), Jan Voss, une vision kaléidoscopique (Lelong), La plume avec Pierre Alechinsky (Actes Sud), L'art sonore (Minerve), Joëlle Léandre versus Julien Blaine (FRAC Franche-Comté).

Construire un Matrimoine de la BD – Créations, mobilisations et transmissions des femmes dans le neuvième art, en Europe...
09/19/2024

Construire un Matrimoine de la BD – Créations, mobilisations et transmissions des femmes dans le neuvième art, en Europe et en Amérique

Le premier ouvrage scientifique traçant une histoire des créatrices de bandes dessinées pour une (re)valorisation du matrimoine.
Peut-on encore raconter l'histoire de la bande dessinée sans parler des femmes qui y ont contribué ? Pourtant, jusqu'à tout récemment encore, les « Maîtres du neuvième art » étaient des hommes, occultant ainsi l'apport des créatrices.
L'ambition de cet ouvrage est de restituer aux créatrices de BD la place qui leur revient, et de repenser l'histoire du neuvième art en s'attachant à des trajectoires, des sujets et des œuvres silenciés. S'appuyant sur les recherches menées par le groupe de travail « Les Bréchoises » en 2020-2022, le livre offre de multiples ressources permettant de dégager les contours d'un matrimoine de la BD en Europe et dans les Amériques, depuis le XIXe siècle jusqu'à la période contemporaine. Consacré à l'évolution esthétique, discursive, politique et genrée, il met ainsi en lumière le travail des coloristes, dessinatrices, éditrices et scénaristes ayant contribué à ce médium. Leur présence dans le champ professionnel de la BD en France, en Espagne, au Canada, aux États-Unis, en Allemagne, en Argentine, au Mexique, au Brésil et en Belgique constitue un héritage vaste et complexe dont les composantes, contrairement aux idées reçues, se comptent par centaines. Dès lors, l'ouvrage invite à relire l'histoire de cette forme d'expression dans une approche inclusive et transversale qui traverse les siècles et les espaces.

« Ouvrage pionnier regroupant un collectif de signatures qui questionnent la place des créatrices en Europe et en Amérique [...], cet essai passionnant fait le point sur l'historiographie et les recherches en cours, et invite surtout à ouvrir de nouveaux chantiers dans une dynamique ouverte au monde entier, qui ne fait que commencer. »
Lucie Servin, L'Humanité

« Un livre très riche d'informations qui alterne heureusement des études de fond et des entretiens plus abordables pour le lecteur intéressé par le phénomène social qu'est la bande dessinée. »
Tristan Hordé, Sitaudis
Marys Renné Hertiman est chercheuse en information et communication (université Paris 8). Ses travaux portent notamment sur les luttes pour la reconnaissance des femmes dans la BD française.

Camille de Singly est docteure en histoire de l'art contemporain et diplômée en muséologie de l'École du Louvre. Professeure d'histoire du design et de la bande dessinée à l'École supérieure des beaux-arts de Bordeaux, elle mène une activité comme critique d'art et commissaire d'exposition.

Rozsika ParkerGriselda Po***ckMaîtresses d'autrefois – Femmes, art et idéologieLa première traduction française d'un ouv...
09/19/2024

Rozsika Parker
Griselda Po***ck
Maîtresses d'autrefois – Femmes, art et idéologie

La première traduction française d'un ouvrage pionnier de l'histoire féministe de l'art, une recherche salutaire qui ne propose pas seulement d'ajouter des noms féminins au canon artistique mais de changer en profondeur l'écriture de l'histoire de l'art.
Publié en 1981, Maîtresses d'autrefois, ouvrage fondateur de Rozsika Parker et Griselda Po***ck, ne propose pas une histoire de l'art au féminin. Son projet est bien plus radical, émancipateur et, de fait, toujours pertinent aujourd'hui. Il s'intéresse tout autant à ce que l'histoire de l'art, en tant que discipline et idéologie, a fait et fait encore aux artistes femmes et à leurs œuvres qu'à ce que leurs pratiques font ou pourraient faire à l'histoire de l'art, si elles étaient pleinement étudiées et considérées.
Les cinq parties du livre associent études de cas approfondies – de Sofonisba Anguissola et Berthe Morisot à Meret Oppenheim et Mary Kelly –, analyses des structures de la production artistique, tels l'opposition idéologique entre art et artisanat ou les stéréotypes assignés à « l'essence féminine », et développements vigoureux sur la manière orientée dont la discipline « histoire de l'art » s'est forgée, socialement et symboliquement. Les autrices offrent ainsi une recherche salutaire à toutes celles et tous ceux qui, avec elles, ne veulent pas seulement ajouter des noms féminins à l'histoire de l'art mais en modifier en profondeur l'écriture. Traduit pour la première fois en français, l'ouvrage est introduit par l'historienne de l'art Giovanna Zapperi et bénéficie d'une préface récente de Griselda Po***ck, ancrant résolument Maîtresses d'autrefois dans le présent.

« L'effacement des femmes de l'histoire de l'art n'est pas l'héritage de préjugés séculaires ; c'est le produit de la manière dont l'histoire de l'art moderniste et le musée moderne du XXe siècle ont construit un récit au sujet de leurs propres contemporain·e·s. »
Cet ouvrage est le neuvième dans la collection « Lectures maison rouge », dirigée par Patricia Falguières et coéditée avec la Fondation Antoine de Galbert, qui publie des textes interrogeant la muséographie, l'écriture de l'exposition et de l'histoire de l'art.
Rozsika Parker (1945-2010) est une historienne de l'art, écrivaine, psychothérapeute et féministe britannique. Elle est l'autrice de l'ouvrage influent The Subversive Stitch: Embroidery and the Making of the Feminine (1984).
Griselda Po***ck (née en 1949 en Afrique du Sud), critique d'art et de culture moderne et contemporaine, professeure émérite d'Histoire sociale et critique de l'art à l'Université de Leeds, est spécialiste de la théorie psychanalytique française, de l'avant-garde et de Van Gogh. Elle est lauréate du prix Holberg 2020 « pour ses contributions révolutionnaires à l'histoire de l'art féministe et aux études culturelles ».

Élisée ReclusAbécédaire Reclus – Les 101 mots d'ÉliséeUn abécédaire des thèmes traversant l'œuvre d'Élisée Reclus, pour ...
09/19/2024

Élisée Reclus
Abécédaire Reclus – Les 101 mots d'Élisée

Un abécédaire des thèmes traversant l'œuvre d'Élisée Reclus, pour rendre compte de l'actualité et la diversité de la pensée du géographe anarchiste.
L'œuvre d'Élisée Reclus forme un arbre au sein d'une forêt de thèmes et de projets émancipateurs qui nous paraissent encore pertinents. Ses deux branches maîtresses souvent dissociées méritent d'être réunies sur fond d'actualisation.
La branche géographique a longtemps pâti d'un découpage en prés carrés intellectuels que Reclus s'efforçait pourtant de dépasser. Or la transdisciplinarité s'avère toujours nécessaire car elle permet de rompre avec les pouvoirs institutionnels.
La branche anarchiste, qui a régulièrement porté ses fruits, véhicule aussi certaines approximations qui, souvent venues de l'extérieur, l'enrégimentent dans l'écologie ou se trompent sur sa critique du colonialisme, alors que Reclus se situe dans la mésologie et la géographie sociale.
Le mode de l'abécédaire permet de mobiliser des plumes critiques refusant le conformisme comme l'hagiographie. Les 101 feuilles thématiques de cet arbre reclusien font le point sur des sujets d'actualité, comme la science, le milieu, le genre, la violence, le peuple, la révolution… et offrent des perspectives inattendues, de Saint-Simon et Spinoza au cosmos, comme autant de possibilités de découvertes futures.
Élisée Reclus (1830-1905) est un géographe et militant anarchiste français. Membre de la Première Internationale, de la Fédération jurassienne et de l'Association internationale des travailleurs, communard, théoricien de l'anarchisme, pédagogue, écrivain, poète et grand voyageur, il est l'auteur d'une œuvre considérable, d'une grande modernité. Son approche engagée, humaine et sensible d'une géographie pensée, autour du concept de géographicité, comme science des interactions et outil de libération, apparaît aujourd'hui pionnière concernant l'écologie, le féminisme, l'analyse de la colonisation, la réflexion sur le capitalisme mondialisé ou les inégalités sociales.

Morgan LabarLa gloire de la bêtise – Régression et superficialités dans les arts depuis la fin des années 1980Une histoi...
09/19/2024

Morgan Labar
La gloire de la bêtise – Régression et superficialités dans les arts depuis la fin des années 1980
Une histoire de la bêtise (délibérée et parfois même revendiquée) dans les arts : dans une approche ancrée à la fois dans l'histoire culturelle et la théorie esthétique, prenant en compte les paramètres que sont les modalités d'exposition, l'industrie du divertissement et le rôle des collectionneurs, cet essai tente de comprendre comment un phénomène à l'origine excentré, marginal et parfois contestataire, est devenu une donnée centrale de la production artistique contemporaine.
Depuis la fin des années 1980 se sont épanouies des pratiques artistiques qui font le choix de la bêtise délibérée, de la régression ou de la superficialité. La triade de l'altérité moderne, que représentaient le fou, l'enfant et le primitif, est alors supplantée par la figure de l'adolescent bête. Tantôt critique, tantôt complice, cet art s'est frayé un chemin dans les galeries, les magazines, les biennales et jusque dans les plus importantes collections privées devenues muséales, dont celles de Dakis Joannou, de François Pinault ou d'Eli Broad.
Martin Kippenberger, Wim Delvoye, les YBA, Paul McCarthy, Mike Kelley, Gelitin… ou bien encore Dumb & Dumber au cinéma ou Beavis & Butt-Head et Jackass à la télévision : le succès de la bêtise compulsive est éclatant. Les cultures propres à l'adolescence deviennent le lieu d'une fixation, d'un refus d'accéder à l'univers normé de la culture « adulte » en se ménageant des espaces de répit hors du monde des responsabilités sociales. Au plus fort de la vague néolibérale, l'avenir est pour beaucoup source d'angoisse – et la régression, un refuge.
Dans une approche ancrée à la fois dans l'histoire (culturelle) et la théorie (esthétique), Morgan Labar tente ici de comprendre ce qui a fondé ces pratiques artistiques et imposé leur légitimité nouvelle. Naviguant à vue entre Jeff Koons et Présence Panchounette, Alerte à Malibou et Adorno, les Ramones et Walt Disney, cet ouvrage fait l'analyse d'un phénomène historique inédit par son ampleur – le mouvement des marges au feu des projecteurs, par lequel la bêtise a parfois perdu sa dimension critique et son caractère subversif pour devenir l'une des logiques culturelles de l'époque.
Historien et critique d'art, Morgan Labar est le directeur de l'École supérieure d'art d'Avignon (ESAA). Il enseigne à l'École du Louvre et est enseignant associé du département Arts de l'ENS (Ulm). Normalien, docteur de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et ancien postdoctorant de la Terra Foundation for American Art à l'INHA, ses recherches portent sur la manière dont les catégories esthétiques, les canons et les discours hégémoniques sont construits au sein des mondes de l'art.

Nicolas BalletShock Factory – Culture visuelle des musiques industrielles (1969-1995)Une vaste étude de la culture visue...
10/10/2023

Nicolas Ballet
Shock Factory – Culture visuelle des musiques industrielles (1969-1995)

Une vaste étude de la culture visuelle des musiques industrielles au cours de leur développement en Europe, aux États-Unis et au Japon, des années 1970 aux années 1990, culture globale dépassant la seule expérimentation sonore pour croiser différents médias (graphisme, film, performance, vidéo), dans un dialogue étroit avec l'héritage de la modernité et sous l'emprise croissante des technologies.
Le courant des musiques industrielles, apparu au milieu des années 1970, loin de s'en tenir à un phénomène d'expérimentation sonore a produit en quelques années une culture visuelle globale croisant de nombreuses pratiques artistiques (collage, mail art, installation, film, performance, son, vidéo), dans un dialogue étroit avec l'héritage de la modernité et sous l'emprise croissante des technologies. Ce phénomène britannique amorce un mouvement qui connaît un grand développement en Europe, aux États-Unis et au Japon durant les années 1980. Élaboration de synthétiseurs, manipulation et transformation de sons enregistrés issus de bandes audio, recyclées ou conçues par les artistes, les expérimentations sonores déployées par les groupes industriels viennent enrichir un éventail de productions visuelles radicales, prenant leurs sources dans les utopies modernistes de la première partie du XXe siècle. Les sons saturés et dissonants se traduisent en images abrasives, altérées par un détournement des techniques de reprographie (Xerox art) qui investissent des thèmes ambivalents, pour le moins polémiques pour l'époque : contrôle mental, criminalité, occultisme, pornographie, psychiatrie et totalitarisme, notamment.
Ce livre entend inscrire le projet visuel de la culture industrielle dans une histoire générale de l'art en analysant la dissidence d'une scène qui anticipe les problématiques actuelles autour des médias et de leur pouvoir coercitif.
Docteur en histoire de l'art et attaché de conservation au Centre Pompidou, Nicolas Ballet consacre ses recherches aux cultures visuelles alternatives, à l'art expérimental, aux sound studies et aux avant-gardes artistiques. Il enseigne l'histoire de l'art contemporain à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et a écrit de nombreux textes explorant les apports visuels et sonores des contre-cultures et des pratiques artistiques expérimentales. Il est l'auteur de deux livres sur Genesis P-Orridge et a notamment publié dans Les Cahiers du Musée national d'art moderne, Octopus Notes, Marges, OpticalSound, Volume !, R***e & Corrigée, Klima, dans les Cahiers du CAP et Histo.art aux Éditions de la Sorbonne, ainsi que dans des ouvrages consacrés aux œuvres de Nigel Ayers et de Zoe Dewitt. En 2023, il a été le commissaire de l'exposition « Who You Staring At? Culture visuelle de la scène no wave des années 1970 et 1980 » au Centre Pompidou.

Bruno FernandèsDadakan ! – Nu intègre descendant les préjugésLa vie et l'œuvre de l'ancêtre du happening et du streaking...
10/10/2023

Bruno Fernandès
Dadakan ! – Nu intègre descendant les préjugés

La vie et l'œuvre de l'ancêtre du happening et du streaking au Japon, Itoi Kanji (alias Dadakan) : la première étude chrono-biographique complète en langue occidentale sur le grand ascète nudiste dadaïste japonais, avec une iconographie rare.
Itoi Kanji (1920-2021), alias Dadakan, demeure, parmi les nombreux artistes iconoclastes qui surgirent de l'underground au Japon durant les années 1960-1970, le plus inclassable, le plus indépendant et le plus jusqu'au-boutiste que cette période féconde de la contre-culture de l'Archipel ait jamais connu. Actionniste de rue, ascète urbain, nudiste politique, pornopoète, anti-artiste, mail artist, marginal dans la marge, marcheur contestataire solitaire et solidaire, Dadakan est ce que Pierre Klossowski aurait sans doute nommé une anomalie négatrice de la monstruosité industrielle intégrale. A fortiori dans un Japon de l'après-guerre, en plein cœur d'une occidentalisation à outrance, où se bousculent des avant-gardes déjà sur la voie d'une canonisation par les instances nationales et internationales de l'art majuscule. Dadakan fit incontestablement partie des parias de l'art, proche en cela de ses amis du collectif actionniste Zero Jigen. Dadakan se révélera avec les années le plus résistant – inchangé jusqu'à 100 ans – et le plus pur, refusant jusqu'aux aides financières qui pouvaient lui être proposées malgré la précarité de son existence quotidienne. Négateur radical du capitalisme et de l'économie marchande dont l'art n'est qu'un fétiche de plus, le vieux maître utopiste de Sendai insista tranquillement, prouvant par sa vie même que si un art doit exister, c'est avant tout en tant que refus et contestation permanente du système. Posture radicale qui explique en grande partie l'obscurité médiatique dans laquelle a été maintenu, durant un bon demi-siècle, cet homme remarquable.
Cet ouvrage est la première synthèse dans une langue occidentale sur Dadakan.
Bruno Fernandès (né en 1959) est chercheur indépendant, ancien des Langues'O. Une expérience de terrain, comme musicien improvisateur (percussions), au contact de l'underground japonais (free rock, noise, butō, performances) l'incitera à s'engager dans une recherche sur l'histoire des contre-cultures japonaises. A publié la première monographie en langue occidentale sur le groupe de happening Zero Jigen aux Presses du réel où il dirige la collection « Délashiné » consacrée aux contre-cultures japonaises du XXe siècle.

Roberto BarbantiLes sonorités du monde – De l'écologie sonore à l'écosophie sonoreUne vaste recherche sur la notion d'éc...
10/10/2023

Roberto Barbanti
Les sonorités du monde – De l'écologie sonore à l'écosophie sonore

Une vaste recherche sur la notion d'écologie acoustique et sonore (les sonorités du paysage : la sonosphère, le Soundscape) et sa transition vers une nouvelle écosophie sonore, intégrant la multidimensionalité de l'écoute pour proposer d'entendre (et donc à la fois d'écouter, de comprendre et de vouloir) autrement.
Les sonorités du monde, voici la question dont il faut s'occuper aujourd'hui. Nous avons regardé, observé, théorisé… le monde, rarement nous l'avons écouté. Il est maintenant nécessaire de l'entendre. Il ne s'agit pas seulement de lutter contre les nuisances et les pollutions sonores qui envahissent les espaces du dehors et ceux de l'intériorité. La vraie question est celle d'écouter, comprendre et vouloir autrement. Un processus complexe qui nous met face à nous-mêmes et aux « Autres ». Terrestres parmi les terrestres, nous sommes ainsi appelés au dépassement de notre « vision » du monde pour imaginer et instituer des processus de subjectivation et de recomposition planétaire inédites. Face à la bifurcation qui s'annonce inévitable entre la poursuite des pratiques mortifères des pouvoirs en place et les transformations radicales qui s'imposent, un nouveau matérialisme esthétique (aisthésis), du sentir et de l'écoute, est nécessaire. Voici les vibrations complexes qui composent l'écosophie sonore et qui départagent l'écoute instrumentalisée de l'assujettissement de celle, affranchissante, de l'émancipation.
Roberto Barbanti est professeur au département Arts plastiques de l'Université Paris 8. Cofondateur et codirecteur de Sonorités (2006-2017), r***e francophone d'écologie sonore, ses thèmes de recherche concernent la question de la complexité et de l'écosophie dans l'art contemporain et actuel ainsi que l'écologie sonore et la dimension sonore du paysage.

Jean-Paul FourmentrauxSousveillance – L'œil du contre-pouvoirPour un art des contre-visualités : à la frontière des arts...
09/18/2023

Jean-Paul Fourmentraux
Sousveillance – L'œil du contre-pouvoir

Pour un art des contre-visualités : à la frontière des arts et des « surveillance studies », cet ouvrage analyse le rôle technopolitique des nouvelles « machines de vision » et envisage la sousveillance comme un contre-pouvoir démocratique.
A l'heure où s'instaure une banalisation de la surveillance, les technologies numériques semblent parfois mises au service d'une politique « antisociale ». La recrudescence des dispositifs de contrôle post-attentats du 11 septembre 2001, l'instauration controversée des lois dites de « sécurité globale », mais aussi l'injonction au confinement ou au couvre-feu suite à l'irruption de la pandémie de covid-19, ont constitué autant de mesures liberticides qui mettent à mal les droits fondamentaux et la vie privée. Sous couvert d'une vigilance partagée, présentée comme un facteur d'amélioration de la vie sociale, les états ont adopté des technologies de plus en plus intrusives : vidéosurveillance, dataveillance, drones, biométrie, géolocalisation, puces RFID, etc. Dans ce contexte, des artistes et des associations citoyennes s'associent pour développer des contre-feu, reprendre le contrôle ou renverser les rôles de surveillants/surveillés. Est-il possible de restituer et garantir une démocratie de la surveillance ? Les citoyens peuvent- ils exercer en ce sens un droit de sousveillance ? L'art peut-il avoir ici un rôle à jouer ?
Angles morts, camouflage, obfuscation, contre-visualités : cet ouvrage propose l'examen de tactiques ou ruses avec l'œil du pouvoir, doublement esthétiques et politiques, au croisement de l'art et de l'activisme citoyen. A la frontière des « surveillance studies », en prenant appui sur les œuvres de différents artistes internationaux – Hito Steyerl (Allemagne), Forensic Architecture (Royaume-Uni, Israël), Paolo Cirio (Italie), Thierry Fournier, Samuel Bianchini, Antoine d'Agata, Eléonore Weber (France) – il s'agit d'interroger le rôle technopolitique des « images opératoires » et les pratiques de sousveillance ou de contre-visualité inventées par l'art comme alternative et contre-pouvoir aux machines de vision.
Jean-Paul Fourmentraux, socio-anthropologue (PhD) et critique d'art (AICA), est professeur à l'université d'Aix-Marseille et membre du Centre Norbert Elias (UMR-CNRS 8562) à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les (contre-)cultures numériques, dont Art et Internet (2005), L'Ère Post-media (2012), L'œuvre Virale (2013), Identités numériques (2015).

Tools n° 03 – Le pliageLe troisième numéro de la r***e annuelle qui s'attache à valoriser les savoir-faire et la techniq...
09/18/2023

Tools n° 03 – Le pliage

Le troisième numéro de la r***e annuelle qui s'attache à valoriser les savoir-faire et la technique dans le design, l'artisanat ou l'industrie, consacré au pliage.
On plie. Tous les jours, on plie. On plie du bois, du linge, du métal, du carton, de la terre, on plie même nos jambes, nos bras. Le pli s'immisce au creux de la peau, dans le coin des yeux, dans les mouvements de la terre… Les plis de l'eau… Le pli est partout.
Dans les métiers aussi, le pli est à l'origine de nombreux gestes techniques : cintrer, plisser, tordre, former, ployer, etc. Éventails, parachutes, tentes, serviettes, chaises… les objets se plient et se replient. Tout le temps.
Donc, on plie. Mais pour quoi faire ? C'est ce qu'on a tenté de comprendre avec ce troisième numéro du magazine Tools.
Un zingueur plie le métal avec sa plieuse portative. Une plisseuse plisse le carton avec ses doigts de fée. Un serveur de bistrot plie chaque jour les serviettes en tissu en attendant le rush du service. Un designer dessine les plis qui éviteront des assemblages trop complexes. Un ingénieur calcule le poids et la portée des armatures de la tente afin qu'elle puisse se déployer d'un seul geste. Une couturière plisse d'un geste précis le tombé d'une jupe de lit. Un légionnaire apprend à repasser et plisser sa chemise. Un militaire plie de la tôle pour construire à la hâte une caserne préfabriquée.
Parfois, plier c'est une question de vie ou de mort. Prenez l'exemple d'un parachute replié. Au prochain saut, il risque fort de ne pas se déplier correctement – et alors, on vous laisse imaginer la suite…
Au fur et à mesure de la construction de ce numéro 3, on s'est donc rendu compte que plier, parfois veut dire cadrer : prendre le pli, rentrer dans le cadre… On dit bien « se plier aux règles ». C'est peut-être le numéro de Tools où le lecteur ou la lectrice rencontrera le plus de militaires ! En effet, l'invention de nouveaux matériaux pliés, cintrés ou ondulés ont parfois appuyé des logiques de camps temporaires, d'infrastructures d'urgences.
On trouvera dans ce numéro aussi des vies nomades, des plis effectués dans l'urgence, comme lorsqu'on déploie une tente dans la rue, dans un contexte précaire. Plier, déplier, c'est alors une façon de se protéger, de chercher un abri.
On aura un aperçu des couches de temps immenses qui se faufilent dans chacun de nos plis : les gestes du pliage accompagnent l'Humanité depuis bien longtemps, depuis les premiers outils et les premières toges. Le pli fait partie, par exemple sous la forme des drapés, de notre histoire culturelle commune. Au temps de la modernité et de l'industrie, le pli est devenu le moyen de concilier des vies de plus en plus urbaines et sédentaires avec le désir du mouvement, comme une sorte de pont entre le passé et le présent. Le pli fait gagner de la place dans les appartements de ville, fait entrer de nouveaux objets dans des espaces de plus en plus petits. Comme si on était des escargots avec notre maison sur le dos, comme si on allait tout emporter, bientôt, sur le toit de la voiture.
D'une certaine manière, on peut dire que le pli se trouve à la frontière entre deux forces contraires : celle de l'ordre et celle du désordre. Au milieu, on trouve une sorte d'équilibre plus ou moins précaire : tant qu'on plie, on ne rompt pas.
Donc on plie, oui, mais parfois, on ne plie plus. Parce qu'on n'y arrive plus, ou tout simplement parce qu'on n'en a plus envie. Dans ce numéro, il y a aussi des gens qui froissent, comme cette adolescente qui se sent bien dans son désordre.
On espère donc que les lecteurs et les lectrices s'émerveilleront comme nous des immenses possibilités du pli pour construire des mondes ; mais aussi qu'il percevront que le pli, l'ordre, la mesure, il faut savoir les dépasser. Et si même Marie Kondo, la papesse de l'ordre, a arrêté de plier ses chaussettes, c'est bien que tout le monde a aussi parfois le droit de lâcher prise…
Créé par Clémentine Berry, également fondatrice du studio de direction artistique Twice à Paris, Tools magazine est une publication annuelle qui s'attache à valoriser et décrypter les techniques et savoir-faire de fabrication dans l'art, le design, l'architecture d'intérieur, l'industrie ou encore l'artisanat. Chaque numéro est consacré à une technique de fabrication particulière (le moulage, le pli, etc.) qui guide la sélection des sujets, des pièces et des personnalités interrogées. Tools livre ainsi un état des lieux du design, d'hier et d'aujourd'hui, de l'histoire à la transmission des techniques, en accordant une grande attention à ceux et celles qui fabriquent ces objets cultes de notre quotidien, et qui véhiculent les histoires à l'origine de notre imaginaire commun.

Adresse

1085, Rue Des Cascades
Saint-Hyacinthe, QC
J2S3G7

Téléphone

+14502500226

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Librairie St-Germain publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Librairie St-Germain:

Partager