02/12/2020
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PROPOS DU PCA DE LA SCOOP-CA /BA AZIZ NIGNAN AVEC AFRIKIBARIA.COM SUR L'ÉTAT D'AVANCEMENT DU PROJET SOFATO
Après la pause de la première pierre le 05 OCTOBRE dernier à GOMPOSOM dans le Passoré, les travaux d’avancement de l’usine SOFATO sont à 10%.
Selon le président du conseil d’administration de la société, la production de tomate sera bientôt une réalité au BURKINA FASO.
« Le projet SOFATO est né à partir de l’idée de pouvoir mettre l’actionnariat populaire en place. Nous avons cherché un domaine dans lequel nous pouvons créer de la valeur ajoutée. Nous avons vu que dans le domaine de la tomate, il n’y avait pas d’industrie et il y avait également un problème d’écoulement, raison pour laquelle nous avons décidé de mettre en place cette unité de transformation de la tomate », a déclaré Aziz Nignan, PCA de la SCOOP- CA/BA.
Aziz Nignan, PCA de la SCOOP-CA/BA
Plus d’un mois après la pause de la première pierre, les travaux avancent, selon M. Nignan.
Et d’ajouter qu’en matière d’implantation, il y a plusieurs étapes à franchir.
Il fallait d’abord délimiter le terrain avec les topographes, faire la fondation tout en respectant les différents dosages. Toutes les conditions ont été réunies avec l’entreprise HVA pour permettre la construction de cette unité.
« Pour le moment notre partenaire, c’est le peuple burkinabè vue que c’est un actionnariat populaire », a souligné Aziz Nignan.
A l’écouter, la seule voie de développement, c’est l’actionnariat populaire et ils attendent beaucoup du peuple burkinabè.
« De ce fait, nous rendons un vibrant hommage aux pères fondateurs notamment le professeur Laurent Bado ainsi que le président Thomas Sankara qui ont déjà tracé les sillons et il nous revient de concrétiser cela. Nous avons mis en pratique leurs idéaux mais il revient au peuple burkinabè de nous accompagner pour que nous puissions mener à bien ce projet », a-t-il laissé entendre.
La vision de la société coopérative, c’est de promouvoir l’actionnariat populaire qui va permettre la mise en place de plusieurs sociétés afin de booster l’employabilité et l’économie du Burkina.
« La seule voie aujourd’hui c’est de promouvoir la solidarité constructive afin de nous permettre de nous mobiliser autour d’un noyau qui va nous permettre de mettre en place des sociétés, des entreprises communautaires pour le bonheur de tous », a signifié le PCA.
La SCOOP-CA/BA invite les burkinabè à s’aligner derrière eux afin qu’ensemble ils puissent changer concrètement les choses.
A l’en croire, Toute personne physique et morale peut souscrire à ce projet à condition d’avoir une carte d’identité ou un passeport, fournir deux photos d’identité, le nom d’un ayant droit et le nom d’une personne à prévenir en cas de besoin. L’adhésion fait 5 000FCFA.
La part est au prix de 5 000FCFA l’unité et le minimum de parts que l’on puisse acquérir est de 10.
Après investissement, des ristournes (en société coopérative) sont octroyés.
Des états financiers sont faits en fin d’année et ce qui ressort comme marge bénéficiaire sera partagée proportionnellement au nombre de parts souscrits par chacun. « Il y’aura une transparence mais la société coopérative fonctionne par Assemblée Générale (AG). Celui qui donne 1 milliard et celui qui donne 1 million touchent les mêmes droits, c’est juste les dividendes qui diverses. Les décisions se prennent en AG et le conseil d’administration les applique », a-t-il relevé.
Un dispositif technique est mis en place pour les souscriptions ainsi qu’une Plateforme pour sécuriser les investissements avec tout le personnel qui sied.
Quant au PCA il met uniquement en place la politique et la stratégie des différents projets.
La SCOOP-CA/BA lance un appel au peuple burkinabè et particulièrement la jeunesse à donner un sens à leurs vies en rejoignant la grande famille des bâtisseurs car selon elle, c’est la meilleure façon de rendre un vibrant hommage au père de la révolution Isidore Noel SANKARA en concrétisant ses idées.
Entretien réalisé par Cheick Abass KOALA/ Oula Fabrice COULIBALY /AFRIKIBARIA.com