CITATIONS LITTERAIRES ET PHILOSOPHIQUES

CITATIONS LITTERAIRES ET PHILOSOPHIQUES Amateurs de littérature et de philosophie soyez les bienvenus ;-)

APOLLON vs DIONYSOS Apollon, incarnant l'idéal de la pensée grecque classique, il est le maître de la raison, de la disc...
06/11/2014

APOLLON vs DIONYSOS

Apollon, incarnant l'idéal de la pensée grecque classique, il est le maître de la raison, de la discipline, de l'équilibre, de la sagesse typiquement grecque, celle qui commande comme démesure (urbis) toute tentative de transgresser les limites de l'homme.
le règne de la loi et de l'ordre, le modèle de l'acte apollinien est celui du sculpteur, de l'artisan qui construit toute chose selon la loi, en représentant l'ordre voulu par dieu.

Le modèle Dionysiaque est celui du danseur.
La danse étant la métaphore de la vie conçue non comme un ordre transcendant à imiter par le travail, mais comme un flux qui nous traverse et dont l'expression déborde la capacité des mots.
Elle est résurgence de l'unité première de l'homme et de la nature, avant toute civilisation, elle s'est exprimée dans l'histoire, sous forme d'éruption, chaque fois que les limites traditionnelles étaient transgressées; dans les mysticisme et les révolutions, dans les utopies et dans les folies.

(Garaudy. L'Alternative)

Trouver le sens de la vieDepuis l’aube de la conscience, l’Homme a toujours été engagé dans la quête du sens de la vie. ...
01/11/2014

Trouver le sens de la vie

Depuis l’aube de la conscience, l’Homme a toujours été engagé dans la quête du sens de la vie. Bien souvent, le genre de vie que nous menons nous prédispose à nous entourer de fausses réalités masquant ainsi notre véritable état d’être au monde.

Par conséquent, nous nous contentons de ce qui nous entoure et nous ne cherchons pas à prendre contact avec notre véritable force intérieure. Dans l’enfance et l’adolescence, chacun de nous se façonne selon l’éducation et les valeurs sociales de son milieu. Dés que l’on quitte le milieu familial et que l’on se sente autonome et responsable, on se laisse très vite séduire par le charme du monde extérieur. Dans les meilleurs des cas, l’éducation actuelle ne fait qu’encourager l’individu à devenir un bon citoyen en accumulant de plus en plus de savoirs et de richesses matérielles mais hélas, ne prête aucun intérêt à son bien-être ni à son épanouissement personnel.

Ainsi, dés la prime enfance, la personne apprend à enfouir ses sentiments et très vite elle prend l’habitude à vivre en surface et à faire semblant tout en ayant une satisfaction à jouer des rôles et à avoir des comportements superficiels. Alors qu’en réalité tout ceci n’est qu’un compromis pour que l’individu tienne sagement la place qui lui est allouée par sa famille et son entourage. C.G. Jung nomme cela persona et dit : « La persona n’est qu’un masque… un masque qui fait penser aux autres et à soi même que l’être en question est individuel, alors qu’au fond il joue simplement un rôle à travers lequel ce sont des données et des impératifs de la psyché collective qui s’expriment.

L’éducation de nos enfants ne les aide pas essentiellement à devenir des individus à part entière ni même des personnes conscientes du sens profond et fondamental de l’existence et des véritables valeurs de la vie. Ainsi, l’Homme moderne devient affairé, un citoyen « bien intégré » sur le plan professionnel et social. L’individu qui est pris dans cette agitation citadine « métro, boulot, dodo » se sente valorisé d’être surbooké et y alimente cela avec une grande satisfaction. Par son rôle social et professionnel, il se met à s’éloigner petit à petit de lui-même et perd ainsi le contact avec son intériorité. Son conditionnement l’oblige à vivre dans une sorte de réalité secondaire et risque de perdre toute sa richesse et parfois même son humanité. En perdant tout contact avec le centre de nous-mêmes, par où se manifeste le Soi, l’Esprit ou tout simplement la Vie, nous devenons pour toujours prisonniers de notre mental et de nos préjugés.

Saïda Mekrami

« au delà de toute apparence, chaque être est infiniment sacré et mérite notre affection et notre dévouement. c'est pour...
07/10/2014

« au delà de toute apparence, chaque être est infiniment sacré et mérite notre affection et notre dévouement. c'est pourquoi, si je réussi à aider une seule personne à vivre mieux, cela justifie déjà le don de ma vie [...]
Et nous atteignons la plénitude quand nous brisons les mures pour que notre cœur se remplisse de visages et de noms ! »

''Frédéric LENOIR. François ''

la conscience du dormeur Pour comprendre la différence entre nos états de conscience, il nous faut revenir sur le premie...
06/10/2014

la conscience du dormeur
Pour comprendre la différence entre nos états de conscience, il nous faut revenir sur le premier, qui est le sommeil.
C’est un état de conscience entièrement subjectif. L’homme y est englouti dans ses rêves — peu importe qu’il en garde ou non le souvenir. Même si quelques impressions réelles atteignent le dormeur, telles que sons, voix, chaleur, froid, sensations de son propre corps, elles n’éveillent en lui que des images subjectives fantastiques.

Puis l’homme s’éveille. À première vue, c’est un état de conscience tout à fait différent. Il peut se mouvoir, parler avec d’autres personnes, faire des projets, voir des dangers, les éviter, et ainsi de suite. Il paraît raisonnable de penser qu’il se trouve dans une meilleure situation que lorsqu’il était endormi.

Mais si nous voyons les choses un peu plus à fond, si nous jetons un regard sur son monde intérieur, sur ses pensées, sur les causes de ses actions, nous comprendrons qu’il est presque dans le même état que lorsqu’il dormait. C’est même pire, parce que dans le sommeil il est passif, ce qui veut dire qu’il ne peut rien faire. Dans l’état de veille au contraire, il peut agir tout le temps et les résultats de ses actions se répercuteront sur lui et sur son entourage.

Et cependant il ne se souvient pas de lui-même. Il est une machine, tout lui arrive. Il ne peut pas arrêter le flot de ses pensées, il ne peut pas contrôler son imagination, ses émotions, son attention. Il vit dans un monde subjectif de “j’aime”, “je n’aime pas”, “cela me plaît”, “cela ne me plaît pas”, “j’ai envie”, “je n’ai pas envie”, c’est-à-dire un monde fait de ce qu’il croit aimer ou ne pas aimer, désirer ou ne pas désirer. Il ne voit pas le monde réel. Le monde réel lui est caché par le mur de son imagination. Il vit dans le sommeil. Il dort. Et ce qu’il appelle sa “conscience lucide” n’est que sommeil — et un sommeil beaucoup plus dangereux que son sommeil de la nuit, dans son lit.

Considérons quelque événement de la vie de l’humanité. Par exemple, la guerre. Il y a la guerre en ce moment. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela signifie que plusieurs millions d’endormis s’efforcent de détruire plusieurs millions d’autres endormis. Ils s’y refuseraient, naturellement, s’ils s’éveillaient. Tout ce qui se passe actuellement est dû à ce sommeil

"la voie de la connaissance de soi"

Ordre ou hasard ? à chaque pas d'une promenade innocente à la compagne, nous entrons dans ces "calcules de la nature", s...
01/10/2014

Ordre ou hasard ?
à chaque pas d'une promenade innocente à la compagne, nous entrons dans ces "calcules de la nature", sans même nous en rendre compte.
En hiver, par exemple, un mystère particulièrement troublant se manifeste dans un simple tourbillon de neige.
chaque flacon est unique:-: depuis qu'il neige sur notre monde ( c'est à dire depuis des milliard d'années) il n'y a jamais eu deux flocons identiques. et pourtant, tous ces cristaux de neige, sans exception, forment une figure à six sommet. jamais cinq ou sept.
En somme, une sorte d'étrange "programme" impose mystérieusement et systématiquement la même structure géométrique à chacun de ces milliards de flocons qui tombent sur un paysage, toit en laissant apparaître, d'un cristal à l'autre, les variations infinies qui les rendent tous différents et uniques.
de la même manière, en été, ce sont les fleures qui nous intriguent: le nombre de leurs pétales est rigoureusement déterminé, sans la moindre erreur possible, par une constante mathématique qu'on appelle le nombre d'or.
Un marguerite peur avoir 5, ou 8 ou encore 13 pétales. mais jamais 10 ou 11. Comment Est-ce possible ? le hasard est-il capable à lui seul , d'ordonner les choses avec un tel succès ?
Comment se faire une idée à peu près juste de cette réalité profonde qui nous entour ? Comment avoir un point de vue un peu assuré sur cette question si difficile de l'ordre et du hasard ?

( I. G. Bogdanovs. La fin du hasard. P.61)

Tu deviens ce que tu penses Les pensées, négatives et positives, fournissent du matériau aux jugements que nous portons ...
03/09/2014

Tu deviens ce que tu penses

Les pensées, négatives et positives, fournissent du matériau aux jugements que nous portons sur les autres ou sur nous-mêmes. Elles nous influencent et nous poussent à agir de telle ou telle manière. Elles façonnent notre personnalité et dirigent notre comportement.

Dans les années cinquante de notre ère, le philosophe grec Épictète écrivait : « Les hommes ne sont pas déconcertés par les événements, mais par l’idée qu’ils s’en font » Autrement dit, ce n’est pas l’événement qui nous rend heureux ou malheureux, mais l’interprétation qu’on s’en fait. La plupart du temps, nous sommes nos propres bourreaux. par exemple, je peux éprouver de l’antipathie pour une personne que je rencontre pour la première fois, sans savoir pourquoi. Je ne suis pas responsable de cet état d’âme, il relève tout simplement de l’irrationnel .

Par ailleurs, si je n’en ai pas conscience, mon antipathie va se transformer en jugement erroné porté sur la personne, au point de ne plus pouvoir la supporter. Pour se dégager des fausses représentations que nous nous faisons du monde, il est nécessaire de purifier nos pensées des passions qui les parasitent, comme la colère, la peur, la tristesse, la jalousie, etc. Car ce sont elles qui obscurcissent notre jugement.

joël pralong

... il faut considérer un homme avant l'établissement des sociétés. Les lois de la nature seront celles qu'il recevrait ...
21/07/2014

... il faut considérer un homme avant l'établissement des sociétés. Les lois de la nature seront celles qu'il recevrait dans un état pareil. Cette loi qui, en imprimant dans nous-mêmes l'idée d'un créateur, nous porte vers lui, est la première des lois naturelles par son importance, et non pas dans l'ordre de ces lois.

L'homme, dans l'état de nature, aurait plutôt la faculté de connaître, qu'il n'aurait des connaissances. Il est clair que ses premières idées ne seraient point des idées spéculatives: il songerait à la conservation de son être, avant de chercher l'origine de son être.

Un homme pareil ne sentirait d'abord que sa faiblesse; sa timidité serait extrême: et, si l'on avait là-dessus besoin de l'expérience, l'on a trouvé dans les forêts des hommes sauvages ; tout les fait trembler, tout les fait fuir.

Dans cet état, chacun se sent inférieur; à peine chacun se sent-il égal. On ne chercherait donc point à s'attaquer, et la paix serait la première loi naturelle.

(Montesquieu . de l'Esprit des lois)

L’homme est une machine. Tout ce qu’il fait, toutes ses actions, toutes ses paroles, ses pensées, ses sentiments, ses co...
12/07/2014

L’homme est une machine. Tout ce qu’il fait, toutes ses actions, toutes ses paroles, ses pensées, ses sentiments, ses convictions, ses opinions, ses habitudes, sont les résultats des influences extérieures, des impressions extérieures. De par lui-même un homme ne peut pas produire une seule pensée, une seule action.

Tout ce qu’il dit, fait, pense, sent — tout cela arrive. L’homme ne peut rien découvrir, il ne peut rien inventer. Tout cela arrive. « Mais pour établir ce fait, pour le comprendre, pour se convaincre de sa vérité, il faut se libérer de milliers d’illusions sur l’homme, sur son être créateur, sur sa capacité d’organiser consciemment sa propre vie, et ainsi de suite. Rien de tel n’existe. Tout arrive — les mouvements populaires, les guerres, les révolutions, les changements de gouvernement, tout cela arrive.

Et cela arrive exactement de la même façon que tout arrive dans la vie de l’homme individuel. L’homme naît, vit, meurt, construit des maisons, écrit des livres, non pas comme il le désire, mais comme cela arrive. Tout arrive. L’homme n’aime pas, ne hait pas, ne désire pas — tout cela arrive.
(Ouspensky. La voix de la connaissance)

Mourir est une illusionAprès la mort de son vieil ami Michel Besso, Albert Einstein dit : « Voilà qu’il m’a précédé de p...
09/07/2014

Mourir est une illusion

Après la mort de son vieil ami Michel Besso, Albert Einstein dit : « Voilà qu’il m’a précédé de peu, en quittant ce monde étrange. Cela ne signifie rien. Pour nous, physiciens dans l’âme, cette séparation entre passé, présent et avenir, ne garde que la valeur d’une illusion, si tenace soit-elle ».

http://www.express.be/joker/fr/platdujour/la-mort-est-une-illusion/204420.htm

Le scientifique nord-américain de la Wake Forest School of Medicine de Caroline du Nord, Roberto Lanza, affirme détenir des preuves définitives qui démontrent que la vie après la mort existe bel et bien....

La fontaine de ma nymphe Léthé jaillit aux Iles Fortunées (celle des Enfers n’est qu’un tout petit ruisseau) ; j’y mène ...
07/07/2014

La fontaine de ma nymphe Léthé jaillit aux Iles Fortunées (celle des Enfers n’est qu’un tout petit ruisseau) ; j’y mène mes vieilles gens : ils y boivent les longs oublis, leurs peines s’y noient et s’y rajeunissent.
On croit qu’ils déraisonnent, qu’ils radotent ; sans doute, c’est cela même qui est redevenir enfant. Radoter, déraisonner, n’est-ce pas tout le charme de l’enfance ? N’est-il pas un monstre détestable, l’enfant qui raisonne comme un homme fait ? Cet adage l’atteste : « Je hais chez l’enfant la sagesse prématurée … »

(Eloge de la Folie)

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