23/04/2026
Peut-on rĂ©ussir au Gabon avec lâentrepreneuriat ?
Bonjour, je suis Talitha Perle. Vous ne me connaissez peut-ĂȘtre pas, pourtant je me bats pour faire partie de votre quotidien avec mes crĂ©ations.
Je suis beads designer, un terme encore peu connu chez nous, mais en gros jâĂ©volue dans le domaine de lâartisanat Ă travers la crĂ©ation de sacs et de vĂȘtements en perles. Je nâai pas encore une grande communautĂ©, mais ceux qui me connaissent me qualifient de battante.
Mais mon histoire nâa pas commencĂ© dans le perlage il y a 4 ans, mais bien avant ça. Quand jâĂ©tais encore au lycĂ©e, Ă chaque vacances je me reconvertissais en vendeuse ambulante de crĂȘpes. Lors de mon passage en terminale, jâai eu une opportunitĂ© : une voisine me faisait louer sa machine Ă pop-corn gratuitement, et en contrepartie je lâaidais souvent dans son magasin de cosmĂ©tiques. Je vendais juste Ă cĂŽtĂ© dâelle, en plein carrefour. JâĂ©tais jeune et fiĂšre de gagner quelque chose.
Mais un soir, tout change. JâĂ©tais en train de vendre comme dâhabitude quand un condisciple de classe est passĂ© et a ri en me disant : « tu nâas pas honte, tu vends du pop-corn ? »
Câest Ă ce moment que jâai compris la mentalitĂ© de mon pays.
Sâen sont suivis les « câest facile pour toi », « on ne se lĂšve pas un matin pour entreprendre », « entreprendre ce nâest pas fait pour tout le monde », puis les « tu ne fais rien dâexceptionnel », et enfin la difficultĂ© Ă sâimposer sur les rĂ©seaux, qui sont pourtant un outil essentiel pour vendre, pour se dĂ©marquer et surtout pour faire connaĂźtre ce quâon fait.
Alors aujourdâhui, je demande : peut-on entreprendre au Gabon quand le dĂ©couragement se place devant la jeune femme entrepreneure, quand il y a le dĂ©nigrement, la sexualisation, surtout sur les rĂ©seaux ? Ce point, jâirai plus en profondeur dans une autre story time, mais aujourdâhui restons sur la difficultĂ©.
Alors est-ce que toi aussi tu as déjà vécu une expérience similaire ?
Quâas-tu fait face Ă cela et comment as-tu rĂ©agi ?