15/11/2019
Loin de dédaigner le symbolisme des choses primaires, il convient dorénavant d’en prescrire la pratique. Même quand il se borne à de simples définitions, le symbolisme ouvre à l’intelligence humaine maintes portes dans les couloirs du savoir. Nous nous garderons de consulter l’excellent dictionnaire des symboles publié par Jean Chevalier et d’autres formules de définition1, 2, et force est de noter la définition donnée. Dans l’Ancien Testament3, et précisément dans les cinq livres de Moïse (Le Pentateuque), il est intéressant de constater que différent(e)s recettes ou rituels nous ont été légué(e)s par l’exécutant du Dieu caché4 des Hébreux que fut Moïse. De plus, il est symptomatique de retrouver dans la littérature ésotérique des formulations particulières concernant le symbolisme de l’amour ou du mariage mystique entre un être humain et tel ange conducteur qui lui est bénéfique et, selon les critères exigés par celui-ci, l’appréhension d’une loyauté qui lui est redevable. Ce geste ou cette action symbolique relatée dans le culte du Vaudou (5-29) a toute son importance dans la mesure ou l’élu(e) n’est plus ce qu’il était auparavant, un simple homme vacant à ses occupations journalières. Ses contacts dorénavant privilégiés avec son dieu demeurent si conséquents. Et l’on se demande encore aujourd’hui, comme l’avait déjà souligné Bergson30, comment «des êtres doués de raison pouvaient et peuvent encore accepter des croyances et des pratiques qui sont contraires à la raison»?
Toutes les religions, nous dit Evans-Pritchard31, «sont des religions de révélation, le monde extérieur et la raison ont révélé aux hommes l’existence du divin et leur ont fait prendre conscience partout de leur propre nature et de leur destin.» Et sous la rubrique Religion, ne peut-on pas faire entrer les notions de magie, de totémisme, de tabou et même de sorcellerie? Par exemple, pour F. B. Jevons32, la religion «est un développement uniforme et évolutionnaire du totémisme». C’est cette no