26/04/2026
Zweig ou le récit « enchâssé »
Stefan Zweig, partagé entre sa passion, son attachement à l’Europe, et ce qu’il nommait lui-même sa « bile noire », se suicida avec sa femme le 22 février 1942, laissant derrière lui quelques mots d’adieu : « Le monde de mon langage a disparu pour moi et ma patrie spirituelle, l’Europe, s’est détruite elle-même. Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l’aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux. »
Il fut l’écrivain du dévoilement de l’intime, dans ses nouvelles, comme dans ses biographies, plus attaché à percer la surface des apparences qu’au simple factuel historique, avec un procédé littéraire, le récit dit enchâssé : quelqu’un est dépeint dans une situation et va raconter une histoire en même temps.