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09/11/2021

CE JOUR-LA... 6 novembre, comme aujourd'hui...

Le 6 novembre 1974, Mobutu promulgue la loi sur la laïcité au Zaïre.

Ce jour-là, en guerre avec l'Eglise Catholique, le Président Mobutu promulgue la loi sur la laïcité : suppression de la fête de Noël comme fête de précepte et interdiction de crucifix, images, photos d’autres personnalités que le Chef de l'Etat Mobutu Sese Seko, dans les édifices et lieux publics, salles d'attente, bureaux, écoles, train, hôpitaux, etc.

Dès le lendemain de la promulgation de cette loi, l'on assista au passage des militants du MPR (Parti-Etat) dans les écoles catholiques, pour veiller à l’application de cette décision. Cela marquait les débuts de la révolution zaïroise du système éducatif par le MPR. Cette révolution se confirma, et atteint même son apogée lorsque le Bureau Politique du MPR décréta, dans sa décision du 30 décembre 1974, la "déconfessionnalisation et l’étatisation de tout l’enseignement national." La décision du Bureau Politique du MPR disait en substance : "Le système actuel de notre enseignement ne correspond pas à notre authenticité, et ne plonge pas ses racines dans notre humanisme communautaire. Il faut concevoir un autre système d’enseignement propre à développer nos potentialités et totalement orienté vers le développement. Désormais, l’école sera, dans l’authenticité zaïroise, une école de l’initiation traditionnelle, une école pour la vie, une école adaptée à nos réalités."

Pour rappel, les rivalités entre le Président Mobutu et l'Eglise Catholique ont commencé lorsque Mobutu décide d'instaurer sa politique de l’Authenticité. Un des objectifs de l'Authenticité était d'ailleurs : "Manifester la volonté de pouvoir et de reconnaissance légale, nationale de l’État, en vue de réagir contre la colonisation, qui imposait une hiérarchie suivant le modèle de celle des églises importées", ce qui n'avait pas plu à l'Eglise Catholique.

La rivalité de l’Etat Zaïrois et de l’Eglise Catholique eut quelques conséquences, dont les plus remarquables furent :

- Les poursuites judiciaires, par le Bureau politique du MPR, du Cardinal Malula, archevêque de Kinshasa. Les raisons de son différend avec le Gouvernement zaïrois était : "L’éditorial 'antirévolutionnaire' du Magazine catholique ’Afrique chrétienne' sur l’Authenticité. Le MPR jugeait cet éditorial de Malula de "subversive", surtout son refus d’implanter une section du JMPR (Jeunesse du parti unique zaïrois) au séminaire Jean XXIII qui, selon le cardinal, dépendait de huit évêques de la province ecclésiastique de Kinshasa, auxquels le Gouvernement zaïrois devrait écrire pour avis et décision;

- La suppression de la publication de l’Editorial d’Afrique chrétienne, et l’arrestation de Louis Kalonji, son directeur;

- La fermeture du Grand Séminaire Jean XXIII de Kinshasa, en janvier 1972, et son évacuation, le 3 février 1972.

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09/11/2021

CE JOUR-LA... 9 novembre, comme aujourd'hui...

Le 9 novembre 1996, alors que tout le monde au Zaïre réclame une déclaration de sa part après la chute des villes d'Uvira, Bukavu et Goma, le Président Mobutu sort de son silence, à partir de sa villa de Roquebrune-Cap-Martin (France) : "Je rentre et je reprends les choses en main"
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Je vous propose ici l'intégralité de l'interview qu'il avait accordée au journal français Libération, ce jour-là.
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✍ Y a-t-il, dans l'est du Zaïre, rébellion ou agression extérieure?

Mobutu : Il s'agit bel et bien d'une agression perpétrée par le Rwanda avec la complicité des Banyamulenge (Tutsis installés au Zaïre depuis des générations, ndlr), qui ont en quelque sorte joué le rôle d'une cinquième colonne.

✍ Vous mettez aussi en cause le Burundi et l'Ouganda?

Mobutu : Non. Ils ont pu faire des choses que j'ignore, mais, dans les circonstances présentes, je ne les mets pas en cause.

✍ Vous êtes d'accord avec l'envoi d'une force multinationale?

Mobutu : Le secrétaire général des Nations unies et le président Chirac m'en ont parlé, et je leur ai dit oui. J'accepte une trêve de fait. D'après ce que j'ai compris avant de donner mon accord, c'est l'essentiel.

✍ La présence de Casques bleus ne risque-t-elle pas de pérenniser l'occupation du territoire zaïrois par des forces que vous ne pourrez alors pas déloger?

Mobutu : Non, non, surtout pas! On me connaît assez pour savoir qu'il n'est pas question de toucher à l'intégrité du Zaïre. Il y aura des couloirs bien déterminés pour les Nations unies. Mais il ne faudra pas prendre la situation à la légère. Avec les forces armées zaïroises requinquées, je dis bien: requinquées, il y aura moyens de... Mais ne parlons pas de guerre. On ne va pas jouer à Napoléon ici. Parlons de paix.

✍ Tout de même: jusqu'à présent, vous n'avez pas engagé la division spéciale présidentielle (DSP). Comptez-vous le faire?

Mobutu : Une bonne partie de la DSP avait été mise à la disposition des Nations unies (pour garder les camps des réfugiés hutus, ndlr). D'autres bataillons sont au sud, dans le Shaba et, à peu près, 2 000 hommes à Gbadolité (le fief présidentiel dans le nord-ouest, ndlr).

✍ Comptez-vous les utiliser?

Mobutu : Je ne voudrais pas entrer dans des détails militaires. Mais c'est des forces qui appartiennent à l'armée zaïroise, dont je suis le patron.

✍ Les manifestations antigouvernementales se multiplient à Kinshasa. Le Premier ministre Kengo Wa Dondo, d'ascendance tutsie, peut-il tenir?

Mobutu : Je ne voudrais pas que quoi que ce soit arrive pendant mon absence. Après mon retour, que les étudiants réclament d'ailleurs, on verra. Laissez-moi d'abord rentrer.

✍ Et la chasse aux Tutsis?

Mobutu : Je suis contre! La chasse à l'homme n'a jamais été dans ma ligne de conduite.

✍ Ces jours-ci, avez-vous pensez qu'un coup d'Etat pouvait se produire à Kinshasa?

Mobutu : Nous sommes sur la terre des hommes... N'importe qui, au sein de l'armée, peut envisager n'importe quoi. Mais, jusqu'à présent, personne ­ je dis bien: personne ­ n'a encore contesté mon autorité sur les forces armées. Par ailleurs, ne l'oubliez pas, je suis aussi chef d'un grand parti politique.

✍ Et le danger d'un éclatement du Zaïre?

Mobutu : De mon vivant, je n'y crois pas. Ce serait très difficile. J'ai passé toute ma jeunesse à œuvrer pour l'unité du Zaïre et je ne crois pas que, moi vivant, ce pays puisse éclater.

✍ La priorité ne consiste-t-elle pas, pour les uns, à faire rentrer sans conditions préalables les réfugiés hutus et, pour les autres, à sécuriser l'est du Zaïre?

Mobutu : Je vois le problème autrement: souvenez-vous de tout ce que le Zaïre a fait pour ces réfugiés, comment il les a accueillis en frères, leur donnant à manger, accès à ses écoles et à ses hôpitaux, avant que les Nations unies arrivent. A la lumière de ce que nous vivons aujourd'hui, il y a de quoi être très, très déçu. Alors que j'étais à l'étranger, profitant de ma maladie, on nous a poignardés dans le dos.

✍ Et vous-mêmes, quand songez-vous à rentrer au pays?

Mobutu : Dans quelques semaines, au terme de ma convalescence. Je crois sincèrement, d'après tous les échos qui me parviennent, qu'on m'y attend. J'irai à Kinshasa...

✍ C'en est fini de la retraite à Gbadolité?

Mobutu : On avait dit beaucoup de choses: que j'étais un homme fini, que je n'avais plus de pouvoir et ainsi de suite. Alors, je me suis éloigné un peu, à Gbadolité, et j'ai laissé faire. J'attendais les élections. Mais la situation actuelle exige mon retour à Kinshasa. Je rentre et je reprends les choses en main.

✍ Comptez-vous toujours vous présenter aux élections, en principe l'an prochain?

Mobutu : Je suis et je reste candidat à ma succession. Ah, ça, rien à faire!

✍ Votre état de santé le permettra-t-il?

Mobutu : On a dit n'importe quoi à ce sujet. Je démens de la manière la plus catégorique d'être atteint d'un cancer généralisé. J'ai été opéré, j'ai été ­ grâce à Dieu ­ entre des mains expertes et je débute à présent ma convalescence. Mais je suis en bonne santé. Suivez-moi jusqu'aux élections!

✍ En novembre 1994, au sommet franco-africain de Biarritz, vous avez vu François Mitterrand. Pensez-vous que, dans son état, il devait s'éclipser?

Mobutu : Je crois que penser à s'éclipser est une bonne chose. Mais cela dépend de l'état de santé de chaque chef d'Etat, de la Constitution, de la manière dont son pays est gouverné. Pour ma part, je pense à ma succession, c'est normal, je ne suis pas éternel. Mais aujourd'hui, le Zaïre a besoin de moi.

06/11/2021

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝘃𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗹𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁-𝗶𝗹𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗮î𝗻é𝗲𝘀 𝗯𝗹𝗮𝗻𝗰𝗵𝗲𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗶𝗲𝗹 ?

➖Peut-être vous êtes-vous déjà amusé à suivre des yeux les avions dans le ciel ? Dans ce cas, vous avez sans doute remarqué qu’ils laissent parfois derrière eux une traînée blanche. Mais savez-vous pourquoi ?

✴Réaction chimique ou pollution des moteurs ? Réponse.

➖Un phénomène scientifique appelé « contrails »
Ce phénomène, qui n’a rien de mystérieux, a été étudié dès les années 1950. Il trouve une réponse scientifique.
Les traînées blanches que peuvent laisser derrière eux les avions sont appelées « contrails ». Ce mot-valise anglais provient de la contraction de deux termes : « condensation » et « trails ». Traduire par : « traînées de condensation ». Et oui, ces traînées blanches sont le résultat de la condensation de vapeur d’eau dégagée par les moteurs des avions !

➖Par l’effet de la combustion du carburant (le kérosène), les réacteurs de l'avion dégagent de la vapeur d’eau. Plus l'altitude est élevée, plus la température est basse. Donc, au contact de la température très faible en haute altitude, cette vapeur d'eau gèle, formant alors des particules de glace, responsables de ces fameuses traînées blanches. Elles se produisent généralement dès 8 000 mètres d’altitude, quand le taux d’humidité est supérieur à 68°C et si la température est inférieure à - 39°C.

➖En résumé : c’est le choc thermique entre l’air très chaud et humide à la sortie des réacteurs et l’environnement très froid en altitude qui est à l’origine de ce phénomène !

➖Pourquoi ces traces apparaissent plus ou moins longtemps ?
Ces traînées peuvent persister plus ou moins longtemps après leur formation. Pour qu’elles durent, il faut que deux conditions soient réunies : d’une part, que l’air sous l’avion soit très froid et, d’autre part, qu’il soit très humide. En clair, plus l’air est froid et humide, plus vous avez de chance de voir apparaître ces traces blanches derrière l’avion … De même, si vous pouvez les apercevoir dans le ciel pendant plus d’une dizaine de minutes, c’est sans doute signe que le risque de pluie est élevé !

➖Pourquoi il n’y a parfois pas de traînées blanches derrière un avion ?
Les « contrails » sont donc dues à la sublimation des cristaux de glace formés à la sortie des réacteurs. Petit rappel de vos cours de physique-chimie du lycée : la sublimation est le passage direct d’un corps solide à l’état gazeux. Néanmoins ce phénomène n’est pas systématique. En effet, pour que les cristaux de glace se forment, le choc thermique doit être suffisant à la sortie des moteurs. L’absence de traînée blanche dans le ciel signifie donc que l’air est assez sec : les cristaux de glace s’évaporent rapidement. C’est le signe que la météo est plutôt au beau fixe !

➖Vous l’aurez compris, en observant les traînées blanches laissées par les avions dans le ciel, vous pouvez épater vos amis en jouant les Monsieur ou Madame Météo !

〽Auteur : Vanessa d'Air Indemnité
Rédigé le 17/01/2019

➕ 〽

06/11/2021

🌠DESCARTES : JE PENSE DONC JE SUIS

🔁Je pense donc je suis : le cogito

⏭Cette citation sur la conscience est extraite du Discours de la Méthode, œuvre-phare de la philosophie de René Descartes, dans laquelle il relate sa vie et la manière dont il a pu s’appuyer sur la certitude de son existence afin de fonder une nouvelle métaphysique.

⏭Descartes cherche un fondement sûr pour bâtir la connaissance, un point fixe à partir duquel fonder le savoir et accéder aux vérités.

⏭Pour cela, il propose deux méthodes pour y parvenir :

– celle du doute
– celle du malin génie

⏭Ces deux méthodes parviendront au même résultat : la certitude de l’existence de la subjectivité.

1/ Le doute méthodique : la voie active
Descartes décide de volontairement mettre en doute toutes ses connaissances et opinions. Que reste-t-il de cette mise hors circuit du monde et des ses objets ? Que c’est lui, sujet, qui doute. Or, pour douter, il faut penser. Donc, si je doute, je pense, et si je pense, je suis.

⏭Le doute, qui au départ mettait tout en question, se renverse et devient source de certitude. La dialectique de Descartes crée le cogito.

2/ Le malin génie : la voie passive

⏭Descartes fait l’hypothèse qu’une force obscure le trompe, en lui faisant passer pour vraies des représentations fausses.

⏭Mais là aussi, si on peut me tromper, si mes sens peuvent être source d’illusions, il reste que j’ai le pouvoir de suspendre mon jugement. Et là aussi, cette suspension est une action de la pensée qui vient prouver mon existence irréfutable.

“Je supposerai donc […] qu’un certain mauvais génie, non moins rusé et trompeur que puissant, a employé toute son industrie à me tromper; je penserai que le ciel, l’air, la terre, les couleurs, les figures, les sons, et toutes les autres choses extérieures , ne sont rien que des illusions et rêverie dont il s’est servi pour tendre des pièges à ma crédulité; je me considérerai moi-même comme n’ayant point de mains, point d’yeux, point de chair , point de sang ; comme n’ayant aucun sens , mais croyant faussement avoir toutes ces choses; je demeurerai obstinément attaché à cette pensée ; et si, par ce moyen, il n’est pas en mon pouvoir de parvenir à la connaissance d’aucune vérité, à tout le moins il est en ma puissance de suspendre mon jugement : c’est pourquoi je prendrai garde soigneusement de ne recevoir en ma croyance aucune fausseté, et préparerai si bien mon esprit à toutes les ruses de ce grand trompeur , que, pour puissant et rusé qu’il soit, il ne me pourra jamais rien imposer“

Descartes, la substance et la chose qui pense
“Mais qu’est- ce donc que je suis ? une chose qui pense. Qu’est-ce qu’une chose qui pense ? c’est une chose qui doute, qui entend, qui conçoit, qui affirme,qui nie, qui veut, qui ne veut pas , qui imagine aussi, et qui sent. Certes, ce n’est pas peu si toutes ces choses appartiennent à ma nature. Mais pourquoi n’y appartiendraient-elles pas? Ne suis-je pas celui-là même qui maintenant doute presque de tout, qui néanmoins entend et conçoit certaines choses , qui assure et affirme celles-là seules être véritables, qui nie toutes les autres, qui veut et désire d’en connaître davantage , qui ne veut pas être trompé, qui imagine beaucoup de choses , même quelquefois en dépit que j’en aie, et qui en sent aussi beaucoup, comme par l’entremise des organes du corps. Y a-t-il rien de tout cela qui ne soit aussi véritable qu’il est certain que je suis et que j’existe, quand même je dormirais toujours, et que celui qui m’a donné l’être se servirait de toute son industrie pour m’abuser ? Y a-t-il aussi aucun de ces attributs qui puisse être distingué de ma pensée, ou qu’on puisse dire être séparé de moi-même? Car il est de soi si évident que c’est moi qui doute, qui entends et qui désire, qu’il n’est pas ici besoin de rien ajouter pour l’expliquer. Et j’ai aussi certainement la puissance d’imaginer; car, encore qu’il puisse arriver (comme j’ai supposé auparavant) que les choses que j’imagine ne soient pas vraies"

🌠Naissance du cogito

⏭Dans les deux méthodes, actives ou passives, le certitude du cogito est acquise. Le Sujet, sûr de son existence, peut agir en tant que terre natale de la Vérité.

⏭Cette assertion, aujourd’hui considérée comme allant de soi, a révolutionné la philosophie et agi comme la prémisse de la philosophie moderne, comprise comme la mise au centre du Sujet. Kant, Spinoza, ou encore Sartre et Husserl, ne remettront jamais en question cet “acquis philosophique”, ce cogito ergo sum.
Par La-Philosophie.com
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06/11/2021

LE 4 NOVEMBRE 1922: DÉCOUVERTE DU BUST
DE TOUTANKHAMON.

Il y a exactement 99 ans que le Bust de Toutankhamon a été découvert.

Toutânkhamon (né vers -1345, mort vers -1327) est le onzième pharaon de la XVIIIe dynastie (Nouvel Empire). Selon les dernières études génétiques, il est le fils d'Akhenaton et de la propre sœur de ce dernier, dont l'identité est inconnue, mais désignée comme Younger Lady[n 3], dont la momie est répertoriée KV35YL. Manéthon l'appelle Chebres.

On ne sait pas pourquoi ce n'est pas lui qui succède directement à son père. Peut-être est-ce à cause de son trop jeune âge à l'époque, environ neuf ans (on trouve aussi cinq ou six ans), dans une période de troubles, de remise en question des religions, de bouleversement des valeurs traditionnelles et de risque de guerre avec les Hittites. Il règne jusqu'à l'âge de dix-huit ou dix-neuf ans (certains spécialistes, comme Marc Gabolde et Edward Frank Wente, disent vingt ans). Son règne est situé entre les années -1336 / -1335 et -1327.

De son temps, Toutânkhamon n'était pas considéré comme un grand pharaon, en raison de son court règne. Il doit sa célébrité à la découverte de sa sépulture par l'archéologue britannique Howard Carter le 4 novembre 1922 et au fabuleux trésor qu'elle recèle. La notoriété de la découverte augmenta grâce à une légende reprise par la presse de l'époque et faisant état d'une malédiction du pharaon.

Toutânkhamon naît en l'an XII du règne d'Akhenaton à Thèbes ou à Akhetaton, où il grandit dans le cercle de la famille royale. Son nom de naissance, Toutânkhaton, signifie « Image vivante d'Aton », c'est-à-dire la réincarnation terrestre du dieu.

Selon une enquête sur l'ADN des momies royales menée en 2010 par le Conseil suprême des Antiquités égyptiennes, les deux parents de Toutânkhamon sont frère et sœur. Ils sont les enfants du pharaon Amenhotep III et de la reine Tiyi. Le père de Toutânkhamon est identifié comme étant la momie trouvée dans la tombe KV55, dont certains égyptologues, dont Zahi Hawass, pensent qu'il s'agit d'Akhenaton. La momie de sa mère a été trouvée dans la tombe KV35, elle a été surnommée la Younger Lady (« la Dame plus jeune »). Elle n'est pas formellement identifiée. Les seules sœurs connues d'Akhenaton sont Satamon, Iset, Henouttaneb et Nebetâh. Les trois premières ayant épousé leur père, Amenhotep III, Nebetâh serait peut-être la Younger Lady, et donc la mère de Toutânkhamon.

Selon Marc Gabolde, vu le resserrement du patrimoine génétique de la famille royale par la pratique de mariages consanguins, il est fort possible que la momie Younger Lady soit celle de Néfertiti, cousine germaine d'Akhenaton par ascendance paternelle et maternelle.

Après sa naissance, il est éduqué par la « nourrice royale » Maïa (ou Maya), « celle qui a nourri le corps de dieu », dont la tombe a été trouvée par Alain-Pierre Zivie à Saqqarah. Son éducation se poursuit sous l'autorité d'un précepteur, le « père divin » Sennedjem, dont la tombe a été trouvée à Akhmîm, en Haute-Égypte, par une mission australienne sous la direction de Boyo Ockinga.

Toutânkhamon a emporté dans sa tombe ses fournitures de petit écolier : une palette de scribe en ivoire à son nom, dans laquelle subsistent des pains d'encre rouge et noir-bleu ainsi que sept calames permettant d'écrire; un étui à calames en bois plaqué d'or et incrusté de cornaline, d'obsidienne et de pâtes de verre colorées dont le couvercle est en ivoire; un lissoir permettant de rendre son intégrité au papyrus après en avoir gommé les erreurs. L'entraînement physique, comme le tir à l'arc, la course en char, la chasse dans le désert, fait également partie de son éducation.

Il est élevé dans le culte du dieu unique Aton.

Il accède au trône vers 1335 avant notre ère, à l'âge de neuf ou dix ans. Il épouse alors sa sœur Ânkhésenamon.

Il est le père de deux filles mort-nées. L'examen tomodensitométrique de leurs momies réalisé en 2011 a révélé qu'un des fœtus est mort à cinq ou six mois de grossesse, l'autre à neuf mois de grossesse. Aucune anomalie congénitale ou autre cause de leur mort n'ont été trouvées.

Chaque pharaon avait plusieurs noms, de famille, d'enfance, religieux, de couronnement. Dans le cas de Toutânkhamon, le cas se complique puisque sous le règne d'Akhenaton il a été d'abord Toutânkhaton avant le rétablissement du culte d'Amon. Les cartouches les plus fréquemment représentés sur les objets lui ayant appartenu sont le 4e nom : titre de fils de Rê : T-ou-t-ankh-Imen heqa-Iunu-shema (L'image vivante d'Amon, seigneur de l'Héliopolis de Haute-Égypte) et le 5e nom, le plus connu visuellement : le titre de roi de Haute et Basse-Égypte : Neb-Kheperou-Rê (les manifestations divines de Rê).

Vers l'an -1338, Akhenaton meurt. Lui succède alors la reine Ânkh-Khéperourê, reconnue aujourd'hui comme la demi-sœur aînée de Toutânkhaton, Mérytaton. Elle disparaît rapidement pour des raisons inconnues ; bien qu'il ne soit encore qu'un enfant de neuf ans, Toutânkhaton monte sur le trône de la Haute et Basse-Égypte. Il est légitimé en épousant Ânkhésenpaaton, née à la fin de l’an VII d'Akhenaton, la troisième fille de Néfertiti et d'Akhenaton, qui devient son épouse royale après le changement de son nom en Ânkhésenamon.

Compte tenu de son âge, le roi a probablement des conseillers puissants, en particulier, le « Père divin » Aÿ et le général Horemheb. Comme il est trop jeune pour régner, c'est probablement eux qui détiennent le véritable pouvoir administratif et militaire.

Horemheb rapporte que le roi l'a nommé « député du roi sur toute la terre », soit porte-parole du roi en Égypte et dans toutes les terres étrangères. Il rapporte aussi qu'il est habile à calmer le jeune roi lorsque celui-ci s'emporte.

Politique intérieure Modifier
Dans la troisième année de son règne, Toutânkhaton se détourne de certains des changements apportés par Akhenaton.

Il délaisse le culte d'Aton et restaure la suprématie du dieu Amon. Le bannissement d'Amon est levé et les privilèges traditionnels sont rendus au Grand prêtre d'Amon et à son clergé. Il change d'ailleurs son nom en Toutânkhamon « Image vivante d'Amon » afin d'affermir la restauration du dieu, tandis que son épouse devient Ânkhésenamon, comme l'indique la stèle de restauration du culte d'Amon retrouvée dans le temple de Karnak.

Amarna, la ville d'Akhetaton, est abandonnée et la capitale est déplacée à Thèbes.

Le roi initie la construction de nouveaux bâtiments, en particulier à Thèbes et à Karnak où il consacre un temple à Amon. De nombreux monuments sont érigés et une inscription sur la porte de sa tombe déclare que le roi « a passé sa vie à façonner des images des dieux ».

Les fêtes traditionnelles sont célébrées à nouveau, en particulier celles consacrées au dieu Apis, ainsi que la belle fête d'Opet. Sa stèle de restauration indique : « les temples des dieux et déesses étaient en ruine. Leurs hauts lieux étaient désertés et envahis de mauvaises herbes. Leurs sanctuaires n'avaient plus d'existence et leurs cours servaient de route... Les dieux ont tourné le dos à ce pays... Si quelqu'un adresse une prière à un dieu, il n'aura jamais de réponse[19]. ».

Cependant, il ne semble pas que le couple royal ait abandonné totalement la religion atonienne, comme en témoigne le trône où l'on peut apercevoir, dans un cartouche ciselé sur un accoudoir, le disque solaire Aton tendre la croix de vie au pharaon et à sa femme.

Politique extérieure

À la suite du règne d'Akhenaton, le pays est faible et instable. Les relations diplomatiques avec les autres royaumes ont été négligées et Toutânkhamon s'emploie à les restaurer, en particulier avec le Mittani. Les cadeaux, provenant de divers pays, trouvés dans sa tombe, semblent prouver son succès.

Malgré ses efforts pour améliorer leurs relations, des batailles avec les Nubiens et les Asii sont rapportées dans son temple funéraire à Thèbes. Sa tombe contient une armure et des tabourets pliants pouvant servir lors de campagnes militaires. Toutefois, compte tenu de son jeune âge et de handicaps physiques qui nécessitent l'usage de cannes pour marcher, les historiens supposent qu'il n'a pas personnellement participé à des batailles.

Cause de la mort Modifier
Il n'existe aucun témoignage sur les derniers jours de Toutânkhamon. Les causes de sa mort font l'objet de nombreux débats.

Une première autopsie de la momie est effectuée le 11 novembre 1925, sous la supervision d'Howard Carter. La première radiographie, effectuée en 1968 par le professeur d'anatomie R.G. Harrison de l'université de Liverpool, met en évidence la présence d'un fragment osseux dans la cavité crânienne et une zone amincie de l'os occipital, suggérant une lésion et une hémorragie à l'arrière du crâne. La thèse d'un complot pour le tuer, ourdi par un de ses proches (notamment son successeur Aÿ) est évoquée[39]. Un scanner plus précis réalisé dans le cadre du King Tutankhamun Family Project a réfuté cette hypothèse : le fragment d'os se serait plus probablement détaché lors du processus d'embaumement ou des manipulations lors de l'autopsie de 1925.

Des analyses ADN effectuées en 2010 dévoilent la présence de parasites du paludisme dans son organisme. La combinaison de la malaria et de la maladie de Köhler aurait provoqué sa mort.

Un scanner, réalisé en 2005, révèle qu'il a souffert d'une fracture à la jambe gauche peu de temps avant son décès. Cette fracture de l'extrémité inférieure du fémur gauche avec rotule arrachée, manifeste des signes d'infection locale. L'ébauche de cicatrisation indique que le roi n'a survécu qu'un à cinq jours à son accident.

Fin 2013, l'égyptologue Chris Naunton et des scientifiques de l'Institut Cranfield Forensic ont réalisé une « autopsie virtuelle » du roi, révélant des blessures sur un des côtés du corps. Après avoir créé des simulations virtuelles d'accident de char, ils émettent l'hypothèse que Toutânkhamon aurait été renversé par un char lancé à vive allure. Le cœur aurait été écrasé par l'impac.

Répercussion de sa mort

Un texte hittite rapporte qu'une reine égyptienne v***e supplia le roi hittite Suppiluliuma de lui envoyer un fils pour monter sur le trône. Cette reine, appelée par le récit hittite Dahamunzu, transcription de l'expression égyptienne ta hemet nesou, « épouse du roi », est souvent interprétée comme étant Ânkhésenamon, mais il pourrait s'agir de Mérytaton, la concordance entre les chronologies des règnes hittites et égyptiens étant mal établie pour cette période mouvementée. Quoi qu'il en soit, le roi hittite accepta la proposition et fit partir le prince Zannanza, lequel n'arriva jamais, manifestement assassiné. Cela entraîna les deux pays dans une guerre qui dura plusieurs décennies. On ne sait pas ce que devint la v***e, certains avancent un mariage avec son successeur Aÿ qui succéda au jeune pharaon.

Mèmè Lancinet Camara

21/10/2021

Cours de conduite automobile dans une auto-école en 1943 en Afrique de l'Est...ici les élèves apprennent à changer la vitesse.

NB: Le caillou sur la tête de chaque élève, c'est pour les empêcher de regarder le levier de vitesse.

Archives de "Le Continent"

18/10/2021

CE JOUR-LA… 18 octobre, comme aujourd’hui…

Le 18 octobre 2007, assassinat du musicien sud-africain Lucky Dube.

Ce jour-là, dans la périphérie de Johannesburg, Lucky Dube, alors âgé de 43 ans, accompagne ses deux enfants (âgés de 15 et 16 ans) chez un oncle et marque une halte sur une aire de stationnement. Il sera assassiné sous les yeux de ses enfants lors de la tentative du vol de sa voiture. Des inconnus s'étaient approchés pour lui voler son véhicule et il avait vraisemblablement résisté avant d'être abattu de deux balles.

Lucky Dube est né le 3 aout 1964 dans la province du Mpumalanga (anciennement Transvaal). Il avait été élevé par celle qu’il considérait comme son "plus grand amour" (sa grand-mère) dans un univers dominé par l’apartheid, le racisme, la violence et l’humiliation. Quand il débute dans la musique, il ne joue pas tout de suite du reggae, mais plutôt du Mbaqanga (un dérivé de pop aux racines zoulou); au sein du groupe de son cousin les "Love Brother".

Il connaîtra un succès certain, et enregistra plusieurs albums dont certains seront même disque d’or. C'est seulement après la sortie de son cinquième album de Mbaqanga qu’il s’oriente vers le reggae, inspiré par les artistes jamaïcains comme Peter Tosh ou Jimmy Cliff. Il prend alors conscience de la dimension militante et politique que peut avoir un musicien.

En 1984, et en cachette (le reggae était à cette époque-là censuré en Afrique du Sud), Lucky Dube enregistre le premier album reggae du pays, "Rasta Never Dies", un album profondément empreint d’un activisme anti-apartheid et qui fut banni quasiment aussitôt.

Son succès en Reggae connaîtra un tournant majeur avec la sortie, en 1987, de l'album "Slave" qui sera le réel tremplin de sa carrière reggae international, avec des titres comme “Slave”, “I’ve Got You Babe” ou encore “Back To My Roots”. Et c'est à partir de là que les succès s’enchaîneront au point qu'il sortira 25 albums en 22 ans de carrière, dont "Prisonner", "House Of Exile", "Victims", "Trinity", "The Way Is It", ou encore "Respect".

Lucky Dube a toujours été considéré comme un artiste rastafari, militant et engagé dans la lutte contre l’apartheid, mais également pour l’Afrique : il fut d’ailleurs le premier artiste à faire un concert au Rwanda, après le génocide de 1994.

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13/10/2021

𝗔𝗠𝗢𝗨𝗥, 𝗣𝗔𝗥𝗔𝗟𝗜𝗧𝗧𝗘́𝗥𝗔𝗧𝗨𝗥𝗘 𝗘𝗧 𝗟𝗜𝗧𝗧𝗘́𝗥𝗔𝗧𝗨𝗥𝗘
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Parmi les millions de livres traitant de l’amour, une minorité continue d’être évoquée et invoquée par des lecteurs. La plupart ont disparu dans les méandres du temps. Les mémoires s’en souviennent confusément.

Les romans d’amour surgissent, occupent l’actualité puis s’évanouissent comme s’ils n’ont jamais existé. On se souvient vaguement des titres. Des noms des personnages ou même de la trame, personne ne se souvient.

Pourtant il y a des livres centrés sur les thèmes d’amour qu’on ne peut oublier. Les titres comme des pierres précieuses scintillent encore dans les esprits. Les siècles se sont écoulés mais Roméo et Juliette de Shakespeare poursuivent leur périple de héros immortels dans la mémoire collective.

De même Paul et Virginie ont fait de Bernardin de Saint Pierre un nom qui compte dans la sphère de la littérature sentimentale. Comment évoquer l’amour sans se souvenir d’Emma Bovary ou Julien Sorel ? Flaubert et Stendhal ont pondu deux œuvres que les aléas du temps ne peuvent vaincre.

Des poèmes comme « Rama Kam » de David Diop ou « Femme noire » de Senghor continuent de nourrir des fantasmes mâles. Les Africains, parmi les plus jeunes, ne jurent que par les « Frasques d’Ebinto », ce roman sentimental d’Amadou Koné dont la tonalité pathétique fait couler des larmes d’émotions. Ne comptez pas sur moi pour citer Fleury et Khigaly, les deux protagonistes d'un amour difficile du roman Pour le Bonheur des Miens.

Pourquoi pour le même thème, les livres n’ont pas la même durée de vie dans nos souvenirs ?

La réponse est simple et sans équivoque. La littérature ne se réduit pas à la narration d’une histoire, fut-elle une histoire de coeur. Les œuvres qui ont la solidité d’airain sont celles qui suintent de littérarité. C’est l’écriture qui ouvre les portes de l’éternité à un ouvrage.

Flaubert a raconté une histoire banale d’infidélité inspirée d’un fait divers, pourtant son « Madame Bovary » est considéré comme un chef d’œuvre par la communauté des lettres. Il a écrit une œuvre littéraire par une approche originale d’un thème pourtant bien connu, mais surtout par les soins qu’il a mis dans son style d’écriture.

Ce n’est donc pas le thème qui fait la grandeur ou la tiédeur d’une œuvre littéraire.

Dans sa forge, lors de son valse avec sa plume, l’écrivain doit se souvenir de son statut d’artiste, c’est-à-dire de quêteur du Beau. La matière première entre ses doigts est la langue. Il a le devoir de lui donner une forme qui résiste au pouvoir corrosif du temps. C’est de cette façon qu’il écrira une œuvre digne de la littérature.

Se contenter de raconter une histoire sentimentale avec le souci de satisfaire la paresse du lecteur c’est voguer dans la brume de la paralittérature. La paralittérature n’est rien d’autre que l’ensemble des ouvrages qui gravitent autour de la littérature sans pouvoir épouser sa forme.

La paralittérature pense à quantité et se moque de la qualité. Elle pense à vente et se vante de sa popularité. La paralittérature est un avatar de la littérature. Dès qu’on se réclame de la littérature, il est nécessaire d’avoir des préoccupations esthétiques.

L’amour, nous l’admettons, est un fabuleux thème. La paralittérature veut le confisquer et en faire sa chasse gardée. Avec le risque de le dénaturer. A la littérature de lui donner les plus belles couleurs. Et cela passe par une quête obsessionnelle du Beau.

L’idée seule ne suffit pas pour construire une œuvre littéraire, il faut y mettre la forme.

MACAIRE ETTY

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