20/06/2026
𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐮𝐧 𝐬𝐥𝐚𝐦𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐮𝐬.
J'ai fait du slam à un moment de ma vie. (On y reviendra une autre fois peut-être 😅).
C'est comme ça que j'ai découvert Abd al Malik et Gaël Faye. Deux plumes, deux voix, deux rythmes, deux chemins, deux slameurs que j'apprécie énormément.
Actuellement je lis leurs livres en même temps. Pourquoi les deux à la fois ? Je ne saurais y répondre. J'aime ce que je lis, et c'est le plus important. 🤭
Là, c'est Camus, l'art de la révolte, écrit par Abd Al Malik.
Albert Camus est l'un de mes écrivains préférés. Alors lire un livre écrit par quelqu'un qui l'aime, et dont j'aime déjà la musique, ça ne pouvait que me passionner.
Dans ce livre, Abd al Malik ne traite pas Camus comme un objet d'étude.
Il le traite comme un frère. Il l'a rencontré à douze ans, dans une cité de Strasbourg, à mille kilomètres de la Méditerranée de L'Étranger et c'est précisément ce décalage qui rend le livre vivant. Camus devient une boussole pour grandir entre la rue, la musique et la quête de sens.
Ce que j'ai aimé, c'est la sincérité brute.
Abd al Malik ne cite pas Camus, il converse avec lui. On sent le slameur dans l'écriture : des formules qui claquent, un rythme presque oral...
Et si parfois ce souffle file plus vite que la structure, tant p*s. Je pense que ce livre n'a jamais voulu être un essai sage et bien rangé. C'est une déclaration d'amour. Et les déclarations d'amour n'ont pas besoin d'un plan en trois parties.
La preuve, encore une fois, que les livres ont le pouvoir de changer une vie, et que certains artistes nous tirent vers le haut. 🙃🙃🙃🙃
À bientôt pour parler de Gaël Faye 😌.
ZADE L'étoile, éternellement vôtre 😊.